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Amélius Hernandez comparaît cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre.

Des dépenses somptuairesL’ancien président du SIAEAG est poursuivi pour de présumés détournements de fonds publics. Il est accusé d’avoir fait financer par le Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe, des déplacements d’élus sans rapport avec l’objet social du SIAEAG (notamment pour le congrès des maires dans l’Hexagone)… Pire, la structure a payé des voyages personnels d’élus ou de salariés sans justificatifs.
Des dépenses qualifiées de “somptuaires” dans le dossier.

Anomalie dans l’attribution des marchés publicsAmélius Hernandez comparaît également pour non respect du Code des marchés publics, pour l’attribution de certains marchés à des agences de communication et d’événementiel. La liberté d’accès à ces marchés n’aurait pas été respectée pour plusieurs lots. D’ailleurs, les dirigeants de quatre sociétés sont également jugés, pour recel. Il s’agit de Maguy Céligny (par ailleurs vice-présidente de la Région), Francine Chammougon, Joël Compper et Eulalie Fiston.
Les sommes de ces marchés sont conséquentes : 654 000 euros pour l’un, 578 000 pour l’autre ou encore 623 000 et 578 000 euros pour les dernières.
Le SIAEAG, la victime, est d’ailleurs partie civile dans ce dossier, ainsi que plusieurs associations. Le comité de défense des usagers de l’eau de Guadeloupe de Germain Paran, Le collectif citoyens Guadeloupe d’Harry Olivier et le Front républicain d’intervention contre la corruption de Jacques Davila.

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr