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L’affaire de la crèche Bambinou’s Palace s’étant tenue à huis clos, c’est en sortant du tribunal de Grande Instance de Pointe-à-Pitre que Nydia Joharam, représentante des salariés, assistée de Maître Myriam Massengo avocate des salariés des crèches, du Moule, du Gosier et de Bambinou’s Palace, a annoncé aux parents et salariés présents qu’il n’était plus question de liquidation judiciaire dans l’immédiat. Le directeur de Bambinou’s Palace Franck-Olivier Gabali, accompagné de sa mère Gislaine Amabit présidente de l’Association Bambinou’s Palace et de son avocat Maître Sully Lacluse, ont demandé au tribunal de mettre la structure en redressement judiciaire. Pourtant lors d’une réunion avec le personnel le 4 décembre et par une lettre du 7 décembre aux parents le directeur avait annoncé la fermeture définitive de la crèche le 31 décembre. Ce changement de position a été accueilli avec soulagement, à la fois des 120 parents et des 39 salariés concernés. Le tribunal devrait délibérer aujourd’hui, mais vu la situation financière de l’entreprise qui n’est pas en cessation de paiement, tout laisse à penser que le redressement judiciaire pourrait être prononcé pour six mois. Cela permettrait à la crèche de poursuivre son activité durant cette période d’observation. Celle-ci pourra être renouvelée une fois. Toutefois la liquidation judiciaire pourra être prononcée à tout moment si la situation se dégrade ou se révèle insurmontable, comme ce fut le cas pour la crèche de Montauban Gosier qui était dirigée par Marc Gabali, frère de Franck-Olivier. En ce qui concerne la crèche du Moule dirigée par Marc Gabali, l’audience qui s’est tenue le même jour a été ouverte au public.

PAS DE LIQUIDATION POUR LA CRÈCHE DU MOULE

Christelle Borilla, représentante du personnel était assistée de Maître Myriam Massengo. Selon l’administrateur judiciaire désigné, la situation de cette structure ne nécessite pas une demande de liquidation et les salaires de décembre pourraient être payés si la caisse d’allocations familiales versait ses subventions dans les temps. L’apport financier de la CAF et celui des parents ne peuvent excéder 66% du coût des prestations. C’est une exigeance de la Prestation de service Unique (PSU) entrée en vigueur en 2008 dans l’Hexagone et en 2010 en Guadeloupe. Les 34% restants peuvent être apportés par une collectivité, Ville ou Département. Le mandataire a souligné la complexité des mouvements de fonds de cette crèche gérée par l’association Enfance et Bonheur présidée par Gislaine Amabit.

IL A DIT Rudy René, représentant des parents de la crèche Bambinou’s Palace : « Nous parents, nous ne pensons pas nous arrêter là »

« Ils ont capitulé. Ils nous avaient annoncé la liquidation de la crèche, maintenant, ils demandent le redressement judiciaire. Cela laisse aux parents l’espoir que la crèche pourrait encore fonctionner au-delà du 31 décembre. Nous espérons que ce sursis sera mis à profit pour redresser la situation. Nous parents, nous ne pensons pas nous arrêter là. Nous allons mettre en place un comité afin de demander aux institutions en charge de la petite enfance, en Guadeloupe, de prendre des dispositions pour que ce ne soit plus la croix et la bannière pour trouver une place dans les crèches. »

Source: Google news