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Elles étaient sur terre avant les dinosaures et elles sont désormais en danger. Sur les 356 espèces terrestres et marines de tortues modernes, 61% sont soit en danger soit déjà éteintes, affirme une étude réalisée par l’écologisteJeffrey E. Lovich, ducentre des sciences biologiques de l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis.
Les tortues marines, par exemple, sont victimes des filets de pêche. D’autres, sont chassées pour leur viande, leurs oeufs ou leur carapace.
Le réchauffement climatique joue également un rôle dans leur disparition progressive.
Former pour mieux s’occuper de nos tortuesEn Guadeloupe, les tortues imbriquées, vertes et luths sont concernées. Durant les vacances, le danger s’accroît. En plus de devoir lutter contre les locaux un peu trop curieux, les tortues doivent faire face aux touristes parfois imprudents.
Pour contrer ce problème, l’ONF, l’Office national des forêts, a décidé ce mois-ci de former les acteurs qui sont capables de rencontrer une tortue en détresse, que ce soit sur la terre ou en mer, pour qu’à leur tour, ils puissent sensibiliser les particuliers. Car sans le vouloir, on peut avoir de mauvais gestes face aux tortues.

A (re) voir le reportage de Laetitia Broulhet et Rémy Defrance : ONF/TortuesLes tortues des Antilles menacéesAu niveau international, la liste rouge des espèces animales menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) met en évidence le danger qui pèse sur les cinq espèces de tortues présentes dans les Antilles françaises. La tortue imbriquée est classée en “danger critique d’extinction”, qui est le statut le plus menacé (précédant l’extinction). La tortue verte et la tortue caouanne sont classées en “danger d’extinction”, et la tortue olivâtre est considérée comme étant “vulnérable”. La tortue luth est quant à elle classée en “préoccupation mineure” pour la zone Nord Ouest Atlantique, mais est “vulnérable” à l’échelle internationale.

Source: https://www.francetvinfo.fr/