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Au début de son intervention du 15 mai au palais du Luxembourg, le sénateur Karam a rappellé à la ministre les promesses non tenues de l’Etat pour désenclaver l’intérieur de la Guyane par la route. L’ancien président de Région a aussi rappelé que la collectivité a financé seule la route St Laurent-Apatou. Restent maintenant 180 kms à construire jusqu’à Maripasoula, afin d’achever la « route du fleuve », inscrite au Schéma d’Aménagement Régional (un projet évalué à 250 millions d’euros). « Il est temps de sortir de décennies de promesses non financées pour s’engager sur une trajectoire claire, cohérente et sincère qui réponde vraiment aux attentes des citoyens », a indiqué le sénateur Karam. « C’est le cas de la route du fleuve dont nous demandons le parachèvement. Car si nous devons naturellement avoir recours aux transports aérien et fluvial, je reste convaincu que le véritable désenclavement, celui qui participe activement au développement économique et social d’un territoire, passe nécessairement par la route », a conclu l’élu guyanais.

Pas de « route du fleuve » pour le momentLa réponse de la ministre des transports est en accord avec celle du président de la république fin octobre en Guyane. La route vers Maripasoula n’est pas prévue pour le moment, la priorité étant donnée aux chantiers promis sur le littoral dans le plan d’urgence de l’accord de Guyane du 21 avril 2017 : doublement du Pont du Larivot et de la RN1 entre Matoury, doublement de la RN1 entre Matoury et le carrefour de la Carapa pour un total de 200 millions d’euros.

Le dossier de l’infoAprès cette réponse, le sénateur Karam n’en démord pas. Il rappelle les gros retards de la Guyane en termes de réseau routier, par rapport à l’hexagone. Pour appuyer son propos, l’élu propose d’envoyer à la ministre le dernier dossier de l’info préparé par notre rédaction, diffusé le 3 mai sur Guyane La 1ère. Un dossier de 7 minutes où nous rappelions les nombreux projets de désenclavement de l’intérieur guyanais, presque tous avortés depuis 120 ans. Vingt-cinq mille personnes vivent aujourd’hui dans les trois communes concernées par le projet – encore non financé – de « route du fleuve » (Grand Santi, Papaichton, Maripasoula).
Le reportage de Guyane la 1ère

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr