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Source: International - Google News

L’aéroport international Blaise-Diagne, au Sénégal, en octobre 2017.Crédits : SEYLLOU / AFP

Inauguré le 7 décembre, l’aéroport international Blaise-Diagne, au Sénégal, bat déjà de l’aile. Dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 décembre, les contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) ont entamé une grève de vingt-quatre heures pour dénoncer, d’après nos premières informations, leurs conditions de travail. Ils demandent notamment la prise en charge de leurs frais de transport (essence et péage) jusqu’au nouvel aéroport, situé à 47 km de Dakar.

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« Je devais prendre le vol de 2 h 55 pour Madrid, mais en zone d’embarquement on nous a fait savoir qu’aucun avion ne décollerait ou n’atterrirait cette nuit, explique Marta Moreiras, une passagère de la compagnie portugaise TAP qui a dû rentrer chez elle au milieu de la nuit. C’était la folie à l’aéroport. Personne ne pouvait nous dire exactement ce qui se passait, pas même le bureau de l’information. » Le nouvel aéroport ne comprenant pas encore de restaurant ou d’espace de repos fonctionnel, plusieurs passagers se sont plaints d’être laissés sans eau ni nourriture.

Plusieurs compagnies, dont South African Airways ou Air Algérie, ont subi les conséquences de cette grève qui n’a pas été annoncée au préalable. Pour l’heure, le trafic reste en suspens au nouvel aéroport, les passagers et les compagnies n’ayant toujours aucune information sur la reprise des vols.