PARTAGER

L’ancienne égérie du cinéma français Brigitte Bardot n’a pas la langue dans sa poche. Engagée dans son combat pour la défense des animaux, et plus généralement de l’environnement et de la nature, elle s’en est directement prise, dans un entretien accordé au quotidien local Var Matin le 11 août, au ministre de la Transition écologique et solidaire, l’ex-journaliste et homme d’affaires Nicolas Hulot. 

Qualifiant le ministre d’Etat de «trouillard de première classe», Brigitte Bardot estime qu’il ne «sert à rien». Elle se fait ainsi l’écho des nombreux déçus qui, ayant cru ou non que l’arrivée au sein d’un gouvernement d’une personnalité médiatique comme Nicolas Hulot pourrait annoncer de réels changements pour l’environnement, constatent que le ministre multiplie les reculades.

«Première décision : il autorise l’abattage de 40 loups !», s’irrite Brigitte Bardot. L’ex-actrice se montre ensuite particulièrement critique quant à la gestion du dossier du glyphosate, estimant que Nicolas Hulot a démontré par sa pusillanimité qu’il ne défendait pas la cause de la nature. Alors qu’un procès historique vient de se conclure aux Etats-Unis par une condamnation exceptionnelle du géant Monsanto, ces produits sont toujours autorisés en France. C’est, selon elle, «la mort préméditée des abeilles et un suicide collectif».

«Au final, ce type me fait peur car il est dangereux», assène encore Brigitte Bardot. «Tout ce qu’il fait est destructeur», insiste-t-elle, conseillant même au président de la République Emmanuel Macron de changer de ministre lors d’un éventuel prochain remaniement. Si Nicolas Hulot demeure (relativement) populaire pour un ministre, avec 36% d’opinions favorables selon un sondage Odoxa réalisé en avril dernier, sa cote de popularité est en chute libre, ayant perdu 11 points en cinq mois.

Lire aussi : Bardot : «Je ne me suis pas battue contre l’Algérie française pour accepter une France algérienne»

Source: https://francais.rt.com/