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A l’appel de la «Coordination nationale pour défendre le Coran et la Constitution», un collectif rassemblant avocats, dignitaires religieux et personnalités politiques d’obédience islamiste, plusieurs milliers de personnes ont investi les rues de Tunis le 11 août afin de manifester contre une série de réformes sociétales proposées par la Commission pour les libertés individuelles et l’égalité (Colibe).

Installée par le chef de l’Etat il y a un an, celle-ci a rendu un rapport en juin dernier dans lequel elle préconise entre autres, l’égalité successorale. Actuellement, un homme hérite le double d’une femme du même degré de parenté, comme le stipule le Coran. Par ailleurs, la commission appelle à l’abolition de l’homosexualité, punie de trois ans de prison selon l’article 230 du code pénal.

Avec notre sang, nous défendrons l’islam

Pour les manifestants, l’adoption de telles réformes seraient contraires aux principes inscrits dans le Coran, ce que réfute la Colibe. «Avec notre sang, nous défendrons l’islam» ou encore «la Colibe marginalise les vraies causes du peuple», tels étaient les slogans que l’ont pouvait lire sur les pancartes et les banderoles déployés par les protestataires. Interrogé par l’AFP, l’un d’entre eux a estimé que le gouvernement souhaitait «changer des piliers de l’islam».

Cette manifestation précède l’intervention très attendue du chef de l’Etat tunisien Beji Caïd Essebsi à l’occasion de la journée nationale du droit des femmes, célébrée le 13 août. Dans son discours, il devrait préciser sa position concernant les recommandations de la Colibe.

Lire aussi : Tunisie : la lutte contre l’homosexualité liée à celle contre le terrorisme ?

Source: https://francais.rt.com/