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L’heure du grand oral européen est venue pour Emmanuel Macron qui s’adresse le 17 avril pour la première fois aux députés européens à Strasbourg afin de les mobiliser autour de son ambition de «refonder l’Europe». Mais, revers de fortune pour le locataire de l’Elysée, l’idée ne séduit pas certains partenaires de l’Union européenne, notamment en Allemagne et en Hongrie.

Selon une déclaration de l’Elysée reprise par l’AFP, Emmanuel Macron «exprimera l’urgence qu’il y a à agir dans un contexte difficile au sein de l’Union européenne mais aussi à l’extérieur».

Emmanuel Macron a notamment estimé que la réponse appropriée à l’autoritarisme ne devrait pas être une démocratie autoritaire, mais l’autorité de la démocratie.

Au cœur du débat européen se situe aussi la volonté d’Emmanuel Macron de créer un ministère européen des Finances. Il rencontrera d’ailleurs  Angela Merkel à Berlin le 19 avril pour évoquer l’avenir de la zone euro.

La chancelière allemande est chahutée par son propre parti conservateur (CDU) sur ce sujet. Ses partisans ont pris leurs distances avec les projets de réforme portés par le président français et ont émis des critiques sur l’idée de créer un budget propre à la zone euro pour aider les investissements. Annegret Kramp-Karrenbauer, numéro deux du mouvement chrétien-démocrate et réputée très proche d’Angela Merkel a ainsi dit à la presse tout le mal qu’elle pensait de cette initiative.

Selon une analyse du magazine Le Point, les soutiens de la chancelière «redoutent comme la peste une mutualisation de la dette.» 

Angela Merkel elle-même s’était pourtant prononcée pour un ministère européen des Finances en août 2017 alors qu’elle était en campagne en vue des élections fédérales. Lors de sa conférence de presse annuelle, le 29 août, elle avait ainsi plaidé pour la création d’un ministre européen de l’Économie et des Finances.

Détails à suivre…

Source: https://francais.rt.com/