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Source: International - Google News

L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, a présenté, jeudi 14 décembre, des preuves qu’elle a qualifiées « d’irréfutables » de la livraison de missiles balistiques par l’Iran aux rebelles houthistes du Yémen. Mme Haley s’exprimait sur une base militaire proche de Washington, devant un immense cylindre d’aluminium cabossé : les restes, « prêtés » par l’Arabie saoudite, du missile tiré le 4 novembre par les houthistes sur l’aéroport international de Riyad.

« C’est absolument terrifiant, a martelé Mme Haley. Imaginez seulement que ce missile ait été tiré sur l’aéroport de Dulles [près de Washington] ou sur JFK [New York], ou sur les aéroports de Paris, Londres ou Berlin. C’est de cela que nous parlons ici. » Cette comparaison a soulevé des critiques au Yémen, Mme Haley passant sous silence les bombardements qu’opère la coalition saoudienne soutenue par les Etats-Unis, y compris sur des cibles civiles, depuis le début de son intervention au Yémen contre les houthistes, en mars 2015.

L’ambassadrice a présenté deux éléments-clés de technologie récupérés dans les débris du missile, que le système de défense fourni aux Saoudiens par les Etats-Unis avait échoué à intercepter, affirmaient récemment le New York Times et le Centre pour les études de non-prolifération à l’université de Monterey, en Californie. « Ces éléments appartiennent au cœur du missile et pointent fortement vers une origine iranienne », relève Jeffrey Lewis, principal auteur de cette étude.

Il s’agit de circuits contrôlant son guidage, et de composants du mécanisme qui actionne les lames orientant sa trajectoire. Tous deux sont marqués du logo du groupe industriel iranien Shahid ­Bagheri. Dans leur rapport publié en décembre, des experts de l’ONU estimaient que les caractéristiques techniques et la taille des composants qu’ils avaient inspectés à Riyad…