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L’association qui déclare les cachets d’un bon nombre d’artistes à Montpellier n’est pas viable selon Pôle Emploi. Pour un intermittent du spectacle, l’absence d’indemnités signifie qu’il n’a plus de statut. Car pour un artiste, obtenir une fiche de paie relève du parcours du combattant.

Généralement, ce sont des associations qui se substituent aux promoteurs de spectacles qui les emploient pour établir les fiches de salaires leur permettant d’être déclarés légalement, d’ouvrir leurs droits aux indemnités de chômage, à la caisse des congés spectacle et à la retraite. La situation de Franck Nicolas est donc dramatique ! C’est une catastrophe sociale et économique qu’il dénonce aujourd’hui par cette grève de la faim.

Sa musique ne plaît pas aux programmateurs
L’autre raison qui motive cette grève, c’est ce sentiment de ne pas exister sur les scènes nationales. Son créneau, le jazz, fait de lui et quelques autres, ce que l’on pourrait qualifier de “minorité invisible”. Les contrats sont rares, le style jazz afro caribéen qu’ils ont choisi de développer et de promouvoir, ne fait pas recette disent les programmateurs des festivals en vogue. “Ce n’est pas du jazz”, indiquent-ils.

Jazz-ka, jazz-bèlè, jazz-biguine n’ont pas leur place sur les scènes des grandes métropoles. Franck Nicolas rappelle qu’aucun musicien des Antilles françaises n’a obtenu de Victoire Jazz de la Musique. “C’est de la discrimination”, dit-il. Et quand bien même le public adhère, la distribution de leurs albums reste difficile.

Perte de poids de 5 kilos
Entamé le 24 avril 2018, en 6 jours cette grève a diminué le musicien de 5 kilos. Et ce n’est pas fini, Il annonce qu’il ira jusqu’au bout de sa bataille. “Grève de la faim”, le titre qu’il a posté récemment sur son mur facebook est peut-être son ultime composition…un message qui en dit long.

Pour soutenir Franck Nicolas, un pot commun est en ligne à son nom sur leetchi.com.

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr