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En 1988, MylèneMarceline a 19 ans, un BEP commerce en poche et des rêves de mannequinat. Elle mesure 1,80 m, mince, altière, elle fait partie des jeunes filles filles révélées par le styliste Alain de Ho et a beaucoup de succès lors des défilés. La jeune femme décide de tenter sa chance dans le milieu de la mode à Paris.
De Paris àTurinMylène quitte sa Guyane natale pour la capitale. Elle va très vite déchanter. Elle fera quelques défilés mais on lui demande avec insistance de perdre du poids, de passer de 60 kg à 50 kg. Cela s’avère une épreuve insurmontable et Mylène abandonne ses rêves de gloire.
La Guyanais ne se laisse pas abattre, tente autre chose et obtient un diplôme d’animatrice mais ne s’épanouit pas. En c’est la découverte de l’Italie, la rencontre du père de ses deux enfants (Yanis et Ruben). Elle s’établit à Turin où elle restera 20 ans. Mylène demeure dans le milieu de la mode, travaille sur le plus grand marché d’Italie se spécialise dans la vente de chaussures. Par la suite, elle ouvre sa propre boutique de chaussures et de sous-vêtements.
Paris, Londres puis ParisDe retour à Paris en 2010, séparé de son compagnon, Mylène a du mal à se réadapter. Agent d’escale durant quelques mois, la vie lui semble sans intérêt.
Londres où vit son jeune frère lui tend les bras. Mylène s’y rend afin de parfaire son anglais. L’intermède en Angleterre dure un an et demi.
Elle fait une rencontre décisive celle de l’ambassadeur du Surinam. Séduit par son profil et son dynamisme, le diplomate lui propose un poste de réceptionniste à l’ambassade de Paris. Elle ne réfléchit pas longtemps et repart dans la capitale Parisienne en 2011.
Grâce à son aisance et sa capacité de travail elle progresse rapidement. Embauchée comme réceptionniste, MylèneMarceline est aujourd’hui attachée de relations publiques à l’ambassade du Surinam à Paris.
Astreinte à un devoir de réserve, elle reste discrète sur ses missions. Dans cette ambassade, la Guyanaise parle souvent le créole en recevant les nombreux ressortissants surinamais élevésen Guyane.
Viscéralement attachée à sa Guyane natale, elle y revient très régulièrement avec ses deux fils Ruben et Yannis qui s’orientent vers des carrières artistiques.
A 49 ans, MylèneMarceline est fière de son parcours, fière de n’avoir jamais baisser les bras et d’avoir crû en ses propres capacités.

Son nouveau rêve? Que les jeunes Guyanais osent et visent les étoiles.

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr