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Source: France - Google News

La route est toujours barrée. Aucune voiture ni aucun train ne circulent sur le passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales). Un mois après le drame qui a coûté la vie à six adolescents, Le Parisien révèle les premiers éléments de l’enquête préliminaire. Un rapport réalisé par les gendarmes juste après la catastrophe fait état des premières constatations. D’abord, les feux lumineux et le système de fermeture fonctionnaient correctement. Ensuite, la barrière a pu être brisée par le bus, ce que confirment plusieurs témoignages, notamment l’automobiliste qui se trouvait de l’autre côté de la voie. “Je suis formel, la barrière était baissée en position basse des deux côtés. La conductrice du car roulait à très faible allure et a poussé tout doucement la barrière”.

Mais les versions divergent. La conductrice du car scolaire est affirmative face aux enquêteurs. “Vous êtes en train de me dire que tout a marché et que c’est de ma faute. Ce que je peux vous dire, c’est que ce jour-là, il n’y avait rien, ni voyant ni barrière”. Dévastée, celle qui conduisait ces collégiens depuis trois mois se trouve toujours en unité psychologique. Elle a été mise en examen. Aujourd’hui, son avocat dénonce une première enquête à charge menée par des gendarmes mis à disposition de la SNCF et rémunérés par l’entreprise. Ce qui sera déterminant pour établir une vérité dont ont besoin les familles des victimes, ce sont les expertises techniques, indépendantes et diligentées par les juges d’instruction. Elles ne sont pas attendues avant plusieurs mois.

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