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Source: France - Google News

Le collège de Millas, où sont scolarisées les victimes de l’accident entre un autocar scolaire et un train, a ouvert ses portes vendredi pour une journée de deuil afin de “libérer la parole” des élèves et des enseignants, a constaté un journaliste de l’AFP. Il fallait “absolument pouvoir accueillir les élèves ce (vendredi) matin et les enseignants, nous avons étoffé notre cellule de crise pour que nous puissions avoir beaucoup d’adultes qui accueillent chaque enseignant et tous les élèves”, a informé la recteure de région Armande Le Pellec Muller.

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Quatre enfants ont été tués dans la collision jeudi après-midi à Millas (Pyrénées-Orientales) entre l’autocar scolaire qui les transportait et un train régional. Dix personnes sont en situation d’urgence absolue et dix en urgence relative. “On a besoin de sérénité”, a dit la recteure. “Accueillir, accompagner, laisser les élèves parler, dire aujourd’hui ce qu’ils ont envie de dire. Et on sait que ces moments, maintenant mais aussi plus tard, sont importants”, a-t-elle ajouté.

Les enseignants et les membres de la cellule d’aide psychologique sont arrivés progressivement dans l’établissement, devant lequel étaient rassemblés de nombreux journalistes. “Nous ne savons pas le nombre d’élèves qui viendront”, a dit l’inspecteur d’académie Michel Rouquette. “Nous allons accueillir les élèves qui se présenteront. C’est le lieu des élèves. Je crois qu’ils ont besoin de se retrouver, d’être avec leurs professeurs”, a-t-il ajouté.

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“Une soixantaine de personnes” composent la cellule, notamment des “psychologues, infirmières, assistantes sociales”. Les enseignants ont été secoués par le drame. Jordi Sales, professeur de catalan et d’espagnol, a ainsi dit : “J’arrive bouleversé. On ne sait pas quels élèves ont été touchés”. “Ca va toucher tout le monde. C’est pas que les élèves, toute la communauté éducative va être touchée. Je ne sais même pas comment je vais m’y prendre. J’essaie de tenir le coup et on verra bien”, a-t-il ajouté.