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Source: France - Google News

Premier couac pour Mounir Mahjoubi. Le secrétaire d’Etat au numérique ne parvient pas à éteindre le feu allumé par la nomination lundi 11 décembre de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo au sein du Conseil national du numérique. Après s’être attiré un tombereau de critiques, Mounir Mahjoubi a rétropédalé mercredi en catastrophe en demandant son départ.

Mais cette décision, censée calmer le jeu, a donné à l’affaire une caisse de résonance encore plus forte. « L’exclusion de @RokhayaDiallo du @CNNum quelques jours après sa nomination est une alarme grave sur la montée de l’intolérance dans notre pays », s’est emporté le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, sur Twitter. « [Rokhaya Diallo] n’est pas moins laïque ni moins républicaine que la plupart d’entre nous », s’est ému l’ancien député socialiste Pouria Amirshahi. Dans un autre Tweet, Elisabeth Levy, la directrice de la rédaction de la revue marquée à droite Causeur, est aussi montée au créneau, critiquant cette « chasse aux sorcières ».

Rokhaya Diallo, qui figurait parmi les 30 nouveaux membres bénévoles du nouveau collège de cette instance gouvernementale, faisait partie « des voix que nous n’avions pas l’habitude d’entendre sur le numérique », justifiait lundi la nouvelle présidente du conseil, la fondatrice du fonds d’investissement Daphni, Marie Ekeland. Rokhaya Diallo a enquêté récemment sur la violence des propos sur Internet. « Je rentre du Caire où j’étais conviée par les Nations unies pour évoquer la haine sur Internet, sujet parfaitement illustré par les événements récents », a commenté la militante sur Twitter, répondant à la polémique.

« Un peu abrasive »

Au sein du cabinet de Mounir Mahjoubi, on assure que les qualités de Rokhaya Diallo ne sont pas remises en cause, mais on justifie cette éviction en raison de réserves émises par « le monde du numérique ». En privé, Mounir ­Mahjoubi assure…

Source: France - Google News