PARTAGER

Portant la marque de diverses influences, l’architecture guadeloupéenne est étroitement liée à l’évolution des moeurs. La Guadeloupe garde précieusement ces magestieuses maisons anciennes, symbole pittoresque de l’occupation coloniale. La robustesse de matériaux employés pour la construction navale a fortement influencé l’architecture des maisons.

Constructions amérindiennes

Les cases amérindiennes étaient localisées en bordures de rivières au Carbet. Elles se sont lentement déplacées aux abords des plages où la nourriture était beaucoup plus abondante. Il ne reste plus grand chose de ces habitations en Guadeloupe, ne seraint ce que quelques croquis gardés précieusement par les médiathèques de l’ile.

La Case antillaise

C’est à partir de 1848 que l’on vit les premières petites cases antillaises. La technique de construction était simple. Elle consistait à entrecroiser des branchages d’arbre et à les enduire d’une composition à base d’argile et de paille. Le toit était réalisé à partir de feuilles de cannes à sucre. Ce type de maison était située à proximité des champs. Elles étaient généralement habitées par des ouvriers.

Puis le bois devient le matériau par définition des charpentiers. La maison était alors construite en bois merisier surmontée d’un toit en tôle ondulée. Assez rustique et de petite taille le plus souvent d’une forme carrée à rectangulaire. Sa particularité, elle ne contenait qu’un pièce compartimentée faisant à la fois office de chambre et de salon. La Case s’est adapté au fil du temps à l’évolution des besoins de la familles. Elle s’enrichit alors d’autres pièces cuisine, terrasse, toilette.

La Maison coloniale, demeure des Maîtres

Les matériaux et techniques de construction se modernisent mais ne restent accessibles qu’à une classe de la société. 

Les villes sont ainsi joliment contrastées de divers styles de deumeures. La ville de Pointe-à-Pitre, chef lieu de la Grande-Terre, en est une fidèle représentation. Si vous attardez votre regard, vous apercevrez des petits immeubles construites entièrement en bois qui jalonnent les rues de la ville. Ce sont des maisons composées de deux étages dites “hautes et basses”. D’autres maisons plus imposantes possèdent une architecture beaucoup plus élaborée. Cette maison est non seulement un archétype de l’architecture coloniale guadeloupéenne mais aussi signe distinctif de prospérité financière.

A l’exemple de la Maison Zevalos située au Moule. C’est un concours de circonstance qui l’emmena en Guadeloupe. Vers 1970 une commande avait été faite pour la Louisiane à l’atelier de Gustave Eiffel. Lors de son acheminement vers les Etats Unis, le bateau qui la transportait, rencontra des ennuies mécaniques et fit escale en Guadeloupe. Le Capitaine n’eu d’autre choix que de se décharger de quelques marchandises et vendît deux maisons à des proprétaires fortunés pour réparer son bateau. Ainsi la Maison Zevallos fut bâti en ces terres dans la ville du Moule et l’autre construite dans la ville de Pointe-à-Pitre, denière demeure du poète et écrivain Saint John Perse.

Les finitions sont d’une beauté inouï, leurs façades délicatement ornementées de briques ou de bois, le toit en tuiles, des auvents décoratifs aux fenêtres, une immense terrasse, de nombreuses pièces qui témoignent de la qualité de vie de ses occupants, officine, chambre double, séjour, salle à manger et mobiliers d’époque…

La Maison des Géreurs

Ce type de maison est construit au début du 20e siècle, et inféodé par l’Usine Darboussier. Elle était généralement placé au somment d’un morne permettant à l’inspecteur de superviser le travail des employés, même durant ses temps de pause. Son architecture est inspiré de la maison du maitre et de la case des travailleurs. Le corps central est bâtis sur deux niveaux couvert d’un toit en pavillon, cerné par une grande terrasse en rez-de-chaussé.

La Maison créole

Cette maison se situe à mi chemin entre la case antillaise et la maison coloniale. Des nos jours, ce type de logement reste incontestablement la maison tradionnelle la plus répandue en Guadeloupe. Son toit est fait de tôle ondulée, vue du ciel elles offrent au paysage un cocktail de couleur vitaminé très agréable. On retrouve aussi, tout comme dans la maison coloniale des auvents décoratifs aux volets. Elle peut être en bois tropical, en dure ou en bi-matière. Sa singularité le lambrequin qui orne les lisières du toit ou la façade avant. Des motifs originaux viennent lui procurer un certain cachet. Les plantes elles aussi contribuent à l’aisance de la maison, vous trouverez des bougainvilliers, des hibiscus, orchidées, des voyageurs, ou encore des aloe vera…