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B.C. Dimanche 24 Mai 2020 – 16h11

L’hécatombe, particulièrement inquiétante et actuellement enregistrée sur les routes depuis la fin du confinement, intervient alors que les pouvoirs publics viennent tout juste de durcir certaines sanctions en matière d’infractions au code de la route.

En matière de conduite délictuelle sous l’empire d’un état alcoolique (à partir de 0,8 g dans le sang), de conduite sans permis ou encore de refus de se soumettre au dépistage, une nouvelle sanction sera immédiate et automatique : le placement en fourrière du véhicule du contrevenant.

Pour les conducteurs contrôlés alcoolisés et en récidive, pas d’échappatoire désormais. Pour eux, ce sera désormais comme pour les conducteurs de bus : l’obligation d’installer, et à leurs frais, un éthylotest antidémarrage sur leur véhicule.

Enfin, un nouveau durcissement est désormais entériné en matière d’usage de téléphone au volant — et quant on dit usage, cela signifie le simple fait de tenir un smartphone en main —. Si cette première infraction déjà passible d’une amende de 135 euros et d’une perte de 3 points sur le permis de conduire, est doublée d’une conduite dangereuse (vitesse excessive, non respect des priorités ou dépassement prohibé…), la rétention du permis, pour une durée maximale de 6 mois au maximum, fait désormais partie de la règle. Du coup, une fois derrière le volant, il convient d’oublier totalement son téléphone pour se concentrer sur sa conduite et l’environnement routier. Notamment à l’approche des passages piétons. Pour rappel, refuser de s’arrêter pour laisser traverser ces usagers de la route dits « vulnérables » est, désormais, sanctionné par une perte de 6 mois et d’une amende là encore de 135 euros.