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Guadeloupe la 1ère vous propose de revenir sur les événements des 26 et 27 mai 1967 en Guadeloupe, avec deux documentaires à voir ou revoir ce dimanche !

Dimanche à 11h50 & 22h35 sur Guadeloupe la 1ère
DOCUMENTAIRES

À 11h50 : Mé 1967, enquête sur un massacre oublié

Dans ce documentaire, le réalisateur, Xavier-Marie Bonnot revient sur cette journée du 27 mai 1967, minute par minute. Il décortique les événements de tous les points de vue : les victimes, les forces de l’ordre et également les acteurs de l’administration.

Nourri de nombreux témoignages, ce film revient sur les zones d’ombre du massacre perpétré dans les rues de Pointe-à-Pitre les 27 et 28 mai 1967, faisant au moins 87 morts (selon l’ancien ministre socialiste des DOM-TOM Georges Lemoine, voire 200 selon d’autres sources). Ce drame se joue dans une Guadeloupe alors en pleine mutation.

Un documentaire écrit par Xavier-Marie Bonnot et François-Xavier Guillerm – réalisé par Xavier-Marie Bonnot – Co-production Bonne Compagnie / France Télévisions / Canal + Overseas productions – Avec la participation de 13ème Rue / France Télévisions Pôle Outremer / Centre National du Cinéma et de l’image animée – 2011 – 52 min

À 22h35 : Mai 67, ne tirez pas sur les enfants de la république

Mai 1967 : un secret d’histoire, un tabou familial… Mike Horn, réalisateur, reconstitue le puzzle de ces événements dont il a entendu parler il y a seulement six ans, un peu par hasard, au détour d’une conversation. Il revient donc sur les lieux en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, place de la Victoire… où tout a commencé par une grève d’ouvriers du bâtiment qui paralyse l’île. Il tente de comprendre pourquoi ce silence, encore aujourd’hui… et de transmettre ce morceau d’histoire aux nouvelles générations.

Les 26 et 27 mai 1967, un massacre endeuille la Guadeloupe : une grève ouvrière est réprimée dans le sang. Les chiffres officiels font état de neuf morts. Mais, en réalité, le bilan est bien plus lourd…
Derrière ce rapport fallacieux se dissimule un crime d’État, un scandale politique évincé du récit national, expulsé hors de notre histoire.
En 1967, vingt ans après la départementalisation de la Guadeloupe, cinq ans après le traumatisme algérien, la violence coloniale s’exerce toujours avec la même intensité sur les territoires de la République.

Le massacre de mai 1967 passe presque inaperçu dans les médias dans l’Hexagone. Les proches des victimes sont menacés de représailles s’ils parlent ou cherchent simplement à savoir. Ils doivent faire leur deuil en silence. Les corps de plusieurs dizaines d’individus disparaissent.
Les morts antillais sont oubliés avant même d’avoir été connus. De cet épisode tragique du destin post-colonial français, presque aucune trace ne subsiste. Excepté dans la mémoire mutilée des Guadeloupéens.

Comment des citoyens français ont-ils pu mourir sous les coups des agents de la République dans l’indifférence générale ? Comment un tel massacre a-t-il pu si obscurément tomber dans les oubliettes de l’histoire ? Nos témoins, forcés à la discrétion, et nos preuves, classées « secret Défense », vont bientôt parler et défaire les nœuds d’un crime et d’une injustice historiques. Car, cinquante ans après, en mai 2017, le temps du silence a expiré enfin.

Un documentaire écrit et réalisé par Mike Horn – Production Art 2 Voir – Step By Step Productions – Avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’image animée et la participation de France Télévisions – 2017 – 52 min