PARTAGER
https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/images/2020/05/21/569622_1590097426_521110-7455633_330x170.jpeg

Bien que le mobile de l’homicide, survenu ce jeudi matin à Sainte-Anne, demeure nébuleux, les investigations progressent rapidement. Quatre personnes sont actuellement entendues par les gendarmes de la brigade de recherches du Moule qui, pour la circonstance, sont épaulés par leurs collègues de la section de recherches de Pointe-à-Pitre.

Il se prénommait Stéphan, était âgé de 29 ans et habitait les Grands-Fonds, à Sainte-Anne. Plus précisément section Louisiane, à quelques kilomètres du centre bourg de la commune. Ce jeudi matin, aux alentours de 10 heures, il a été mortellement atteint par des tirs d’arme à feu. Les secours, mobilisés en nombre, n’ont malheureusement rien pu faire pour le ranimer. Déjà en arrêt cardio-respiratoire, son décès a finalement été constaté par le médecin régulateur du Smur après plusieurs dizaines minutes d’efforts pour le maintenir en vie.

« Les faits sont survenus sur la voie publique, non loin du terrain où vivait la victime », a précisé dans l’après-midi Michaël Ohayon, le procureur adjoint de la République de Pointe-à-Pitre, après avoir effectué le déplacement sur les lieux du drame.

S’il est trop tôt pour connaître la totalité des contours de cet homicide — le premier enregistré depuis la fin du confinement en Guadeloupe —, les investigations qui ont été confiées aux militaires de la brigade de recherches du Moule, avec l’appui de leurs collègues de la section de recherches de Pointe-à-Pitre, avancent vite. Selon nos informations, quatre individus ont d’ores et déjà été interpellés et placés en garde à vue. Les deux premiers semblent avoir été appréhendés juste après les faits par les gendarmes. Les deux autres, qui font figures de tireurs présumés, plus tard dans la journée.

« Ces individus, tous majeurs, sont actuellement auditionnés par les enquêteurs alors que se poursuivent en parallèle les constatations techniques et scientifiques, ainsi que l’enquête de voisinage et environnementale », a poursuivi le représentant du parquet. Alors règlement de compte ? Dispute à l’issue tragique ? « L’enquête ne fait que débuter et il convient de rester prudent. Même si, au regard de la nature des faits, on peut supposer à un règlement de compte, le mobile est pour l’heure franchement inconnu », a conclu Michaël Ohayon.