PARTAGER
https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/images/2020/05/22/569647_1590176710_569285-1589035977-archipels-esclavage-1-0_330x170.jpg

“Par la constitution de la coordination Nationale des Opérateurs de Mémoire, nous entendons démontrer que ces différentes mémoires sont capables de travailler ensemble et participer à l’unité nationale.” À l’occasion de la Journée Nationale d’Hommage aux Victimes de l’Esclavage du 23 mai, les associations, chercheurs et collectivités territoriales qui œuvrent depuis de nombreuses années dans le domaine de la mémoire et de l’histoire de la traite, de l’esclavage colonial et de leurs abolitions, ont décidé de se rassembler au sein d’une coordination nationale. Les membres fondateurs sont l’Association pour l’étude de la colonisation européenne (APECE), les Anneaux de la Mémoire (Nantes), le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Mémoires et Partages (Bordeaux) , la Coque Nomade (Nantes), Protéa (Paris), les Routes du Philanthrope (Normandie) et la Route des Abolitions — Pôle mémoriel National de l’Est de la France. “Nous considérons que la politique mémorielle républicaine doit avant tout s’appuyer sur les opérateurs de mémoire pour qu’elle se développe et pour empêcher toute récupération idéologique”, indiquent les participants qui se positionnent comme un “pôle de compétences ciblées qui regroupe et promeut les savoir-faire de ses membres afin d’apporter à différents partenaires une assistance, des conseils et un appui aux développements de projets et d’actions mémoriels.” Ces partenaires potentiels sont la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME), la Fondation esclavage et réconciliation (FER), l’État, les Collectivités… La plateforme nationale des opérateurs de mémoire se présente comme une structure informelle, mais a vocation à se structurer plus fortement.