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Nos plantes herbacées ont certes des vertus médicinales, mais au-delà, elles peuvent s’inviter dans notre assiette avec toujours cet apport nutritif pour le corps.

Depuis deux semaines, Monique Citadelle, 65 ans, raconte, de 9 à 10 heures, les plantes sauvages, à radio Sofaïa Altitudes (RSA). Dans la matinale de Laso, elle parle des vertus des plantes médicinales comestibles. Bien mieux, Monique incite les auditeurs à se les approprier et à les consommer en leur proposant des recettes culinaires.

Mardi, sur les ondes, elle a, par exemple, évoqué cinq plantes vernaculaires, issues du terroir – le cocliala de la famille des poivriers, la petite Véronique, le bégonia blanc, le cacalpa et le brisé – toutes des plantes comestibles.  « Le confinement nous a poussés à regarder notre environnement immédiat, et surtout à jardiner, constate Monique Citadelle, qui habite la section Bellevue, route de Sofaïa, où elle cultive des plantes aux vertus culinaires. « Il a permis de porter un regard nouveau sur nos plantes, celles qui poussent spontanément dans nos jardins et dans nos pots de fleurs. »

Des légumes-feuilles riches en alicament

En plein confinement, cette aficionada des orchidées a commencé à s’intéresser aux plantes sauvages comestibles, et plus particulièrement, à celles qui présentent des vertus médicinales et culinaires. « Les plantes médicinales sont connues, grâce aux travaux des chercheurs. Ce qui m’intéresse, c’est d’en retrouver toutes les vertus dans notre assiette ». Elle entend ainsi introduire ces légumes-feuilles, riches en alicament, dans notre cuisine et mettre un peu de vert dans nos plats. Et surtout sortir des traditionnels épinards, aussi bons soient-ils ! Son objectif est également de lutter contre les risques d’obésité et de diabète.

Elles remplacent les épinards

Monique utilise donc les plantes sauvages de son jardin. Elle les met à toutes les sauces. « Vous voyez par exemple l’herbe aiguille, qui se colle au vêtement. Ces petites fleurs ressemblent à des marguerites, elles disposent de graines en forme d’aiguillettes. Les feuilles se mangent comme les épinards, les boutons floraux peuvent se manger également en salade. On peut les faire revenir ou encore les préparer en beignets comme pour les fleurs de giraumon, ou le bégonia ». Alors plus de temps à perdre, tous aux jardins.

 

Le ketchup de giraumon façon Monique

250 g de giraumon
1 oignon
1 gousse d’ail
sel, huile, curcuma
1 cuillère à soupe de sirop d’érable
2 cuillères à soupe de vinaigre

Comme la recette de giraumon semblait trop sucrée à Monique, celle-ci a remplacé le sirop d’érable et le sucre par le miel de Guadeloupe. Pour varier les goûts, elle a introduit du gingembre ou l’herbe à fer, zèb a fè. Selon la cuisinière, cette recette est excellente pour accompagner poisson grillé et racines.

Monique Citadelle habite la section Bellevue, route de Sofaïa, où elle cultive des plantes aux vertus culinaires. –