PARTAGER
https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/images/2019/11/07/558538_1573153484_547386-a69a523fe5de822fc7e1cc325ba379710ce06207_330x170.jpg

Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a annoncé, mercredi à La Réunion, que 800 000 euros supplémentaires seront attribués aux territoires d’outre-mer pour lutter contre les violences conjugales. Une aide répartie entre tous les territoires.

Le gouvernement va investir 800 000 euros supplémentaires dans les régions d’Outre-mer pour lutter contre les violences conjugales, a annoncé, mercredi, Marlène Schiappa à La Réunion. Arrivée le matin même pour une visite de deux jours, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a précisé que cette somme va être « répartie entre les différents territoires d’Outre-mer ». Cette enveloppe « s’ajoute aux fonds déjà engagés parce qu’il y a des besoins criants dans les territoires d’Outre-mer », a-t-elle expliqué.
Marlène Schiappa s’est à nouveau prononcée en faveur de la généralisation de l’apposition de bracelets électroniques sur les hommes auteur de violences envers les femmes : « Il y a un vote qui sera fait demain (ce jeudi) au Sénat » et « nous espérons qu’il y ait une mise en œuvre le plus rapidement possible ». Elle s’est aussi déclarée favorable à la généralisation des « ordonnances de protection qui sont un dispositif efficace » et « des téléphones grave danger ».
Marlène Schiappa participe ce jeudi à La Réunion aux travaux du Grenelle régionale contre les violences faites aux femmes. L’Outre-Mer se classe en tête des régions où les violences conjugales sont les plus élevées.

L’outre-mer très concerné

En 2018, c’est en Outre-mer que les violences conjugales ont été les plus fréquentes. La Polynésie française arrive en tête avec le taux est le plus élevé (14,2 pour un million d’habitants). Viennent ensuite la Guyane (7,4), la Martinique (5,2), la Réunion (4,6) et la Nouvelle-Calédonie (3,1). Puis en France métropolitaine, la région des Hauts-de-France (3,1), Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes (2,6). Et enfin la Guadeloupe avec un taux de 2,5.
Ces chiffres ont été établis par la délégation aux victimes, qui dépend des directions générales de la police et de la gendarmerie nationales.