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SAINT-FRANÇOIS

B.C. Samedi 23 Mai 2020 – 20h32

Ils étaient environ une centaine, ce samedi matin, à s’être fédérés autour d’une marche dans le bourg de Saint-François pour réclamer un simple accès à de l’eau au robinet.

L’opération « coup de poing » initiée, vendredi par le préfet de région afin de lancer les opérations les plus urgentes de réparations des canalisations d’eau, ne sera visiblement pas parvenu à calmer la colère des usagers. Pour preuve, ce samedi matin, une centaine d’abonnés — selon les forces de gendarmerie — actuellement privés du précieux liquide se sont réunis à partir à partir de 8 heures pour une marche pacifique dans les rues du bourg de Saint-Fançois. « Celle-ci s’est achevée aux alentours de 10 heures », a relévé la compagnie du Moule qui n’a eu à observer « aucun incident ni débordement. »
Derrière ce mouvement, organisé loin des actions coups de poing de « Moun Gwadloup » — avec des résultats jusque-là non significatifs —, les manifestants de ce samedi qui sont apparus « bien organisés et avec des revendications claires » n’ont pas ciblé seulement l’une des communes particulièrement touchées par les coupures récurrentes d’eau. Ils ont aussi et surtout opté pour celle administrée par un élu, Laurent Bernier, l’ancien président du Siaeag — syndicat intercommunal d’alimentation et d’assainissement de Guadeloupe —, une structure au bord de la faillite ne parvenant plus à faire face ni à ses créances ni à ses responsabilités.

 

Source: France Antilles