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Source: la1ere.francetvinfo.fr/

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Desi Bouterse a dénoncé un procès politique. Le président surinamais devrait faire appel après sa condamnation à 20 ans de prison par un tribunal militaire de son pays, pour l’assassinat d’opposants en 1982. De retour d’une visite en Chine, il a été chaleureusement accueilli par ses partisans.
 

… Nous n’avons pas peur du combat, nous nous battrons jusqu’au bout… C’est en paraphrasant l’hymne national, que 1500 partisans de Dési Bouterse, vêtus aux couleurs de son parti, l’ont accueilli et soutenu lors de son retour à Paramaribo. Alors qu’il était en visite en Chine, le chef de l’Etat surinamais a en effet été condamné à 20 ans de prison, pour l’assassinat de 15 opposants, en 1982. Une accusation qu’il avait toujours nié farouchement. Le président  a donc dénoncé un procès politique.

Appel suspensif

Ses avocats devaient faire appel du jugement. De fait, Desi Bouterse semble confiant :
… Nous sommes toujours dans le cadre du processus judiciaire légal. Il n’y a pas de quoi s’affoler. Le combat continue. Nous devons formaliser l’appel avec les experts compétents…
L’appel suspensif du jugement accorderait à Desi Bouterse un délai supplémentaire de 6 ans.

Le président devrait rester en place

De toutes façons, le tribunal militaire qui l’a condamné n’a pas délivré de mandat d’arrêt contre lui. La demande de démission formulée par l’opposition devrait donc rester lettre morte même si le président a annoncé qu’il consulterait son parti. Le militaire de carrière a dirigé le pays dans les années 80 suite à un putsch. Il est revenu au pouvoir en 2010 en tant que président élu. Et même réélu 5 ans plus tard.

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