PARTAGER

Source: la1ere.francetvinfo.fr/

https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/sites/regions_outremer/files/styles/rss_big/public/assets/images/2020/02/13/parc_amazonien_orpaillage_aires_protegees_frame_231-1283647.jpg?itok=IWBnJRuF

Quelles stratégies de lutte contre l’orpaillage clandestin dans les aires protégées du Guyana, du Surinam et de la Guyane française ? C’est la question posée lors d’un atelier qui réunit les gestionnaires des parcs et des réserves de ces trois pays ou territoire. 

L’orpaillage illégal, un fléau pour les aires protégées du plateau des Guyanes, ici, dans le Parc Amazonien de Guyane. Depuis mercredi, des gestionnaires de parcs et réserves se retrouvent à Cayenne pour échanger sur leurs stratégies de lutte contre les mineurs clandestins. Dans le parc amazonien, quinze agents sont formés et armés pour ces missions
Denis Langaney, responsable police et surveillance du territoire au Parc amazonien :

“On peut, soit pleinement en autonomie sur l’ensemble du parc, en allant en général avec les forces armées, accompagner les missions où on apporte notre pouvoir judiciaire, pour détruire des sites, par rapport aux missions qui sont conduites traditionnellement conduites par les gendarmes et les militaires.”

Au Suriname, le parc national du Brownsberg est touché par l’orpaillage illégal, les autorités manquent de moyens, les opérations de lutte sont rares, d’autres stratégies sont utilisées.
Roy Ho TsoiI, responsable de l’unité de protection de la nature du Surinam :

“On essaie une autre méthode. C’est de donner aux orpailleurs illégaux des terrains ailleurs, hors du parc, pour travailler.Ca a marché pour certains. Mais d’autres reviennent dans le parc

Au Guyana, le Parc National de Kaieteur, joyau de l’écotourisme, est pollué par l’orpaillage pratiqué par les communautés locales. Les autorités mettent en avant d’autres modes de développement.
Odacy Davis, directrice de la commission des aires protégées du Guyana :

“Les gens doivent survivre et faire vivre leurs familles,donc on discute avec les communautés locales proches du parc pour voir comment ils pourraient bénéficier du tourisme par exemple pour établir un partage de bénéfices avec le parc, et examiner les alternatives pour avoir d’autres revenus que ceux issus de l’orpaillage
 

La réunion est placée sous l’égide de Renforesap, un programme de coopération régionale des aires protégées du plateau des Guyanes soutenu par l’Europe.
Arnaud Anselin, directeur adjoint du Parc Amazonien de Guyane :

“L’objectif c’est d’échanger, de voir quelles sont les stratégies, quels sont les outils de suivi, car pour une aire protégée c’est important de suivre les impacts et de voir finallement quest ce que l’on a imaginé les uns et les autres, pour lutter contre ces phénomènes.

Même si les situations et les moyens engagés sont différents d’un pays à l’autre, l’objectif est de déboucher sur un plan d’action commun contre l’orpaillage clandestin

[embedded content]

©M.Gritte