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Source: guyane - Google News

“Tranches d’Histoires” s’intéresse aujourd’hui au centre de recherches agronomiques l’INRA Antilles-Guyane dont le siège est situé en Guadeloupe à Petit-Bourg. Il s’agit de la seule antenne de cette administration nationale située en zone tropicale.

Principal acteur de la recherche agronomique dans la Zone Caraïbe depuis 60 ans, l’Inra contribue, par ses recherches sur l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et par son implication permanente dans l’enseignement et la formation, au développement durable de l’agriculture aux Antilles-Guyane. Le territoire de Petit-Bourg accueille deux structures scientifiques du CIRAD et de l’INRA. Situé sur le domaine de l’Inra, le site accueille l’unité mixte de recherche Cirad-Inra, Contrôle des maladies animales exotiques et émergentes, au sein du centre caribéen de recherche et de veille sur les maladies infectieuses animales et zoonotiques.

L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) est un organisme français de recherche en agronomie fondé en 1946, actuellement présidé par Philippe Mauguin (qui succède à François Houllier à compter du 27 juillet 2016), ayant le statut d’Établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), et sous la double tutelle du ministère chargé de la Recherche et du ministère chargé de l’Agriculture. Premier institut de recherche agronomique en Europe et deuxième dans le monde en nombre de publications en sciences agricoles et en sciences de la plante et de l’animal, l’INRA mène des recherches finalisées pour une alimentation saine et de qualité, pour une agriculture durable et pour un environnement préservé et valorisé.

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L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) est créé en 1946, au lendemain de la Seconde guerre afin de répondre à la question “comment nourrir la France” alors que la pénurie alimentaire s’étend sur le territoire. La mission de l’INRA est d’associer science et technologie afin d’améliorer les techniques de l’agriculture et de l’élevage en France. L’agriculture de la France ne permet pas de subvenir aux besoins alimentaires du pays. L’agriculture en France est en retard par rapport au développement effectué dans d’autres grands pays. La production de la France est suffisante pour subvenir aux besoins de la population à la fin des années 1960. L’INRA est encouragé à se développer localement, par la création de pôles régionaux.

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Après le manque, la France doit même faire face à des excédents, dès les années 1970. La France devient exportatrice de denrées alimentaires. L’INRA a alors de nouveaux objectifs, en matière de qualité des aliments, ainsi que de la valeur ajoutée. Les recherches de l’INRA s’orientent alors sur la transformation de la matière première agricole, en intégrant un point de vue qualité (recherches en microbiologie) et procédés (sciences de l’ingénierie). Des partenariats entre des PME, des PMI et l’INRA facilitent l’implantation régionale du pôle de recherche. En 1973, alors que la France est l’un des premiers exportateurs alimentaire, la crise énergétique pousse l’INRA à vouloir développer une agriculture autonome et économe, en réponse à des interrogations liées au développement local et à l’environnement.

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Aujourd’hui, les travaux de recherche de l’INRA se consacrent trois domaines, inter-dépendants : l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. L’ambition des travaux de l’INRA est de développer une agriculture adaptée aux besoins nutritionnels de l’homme tout en étant compétitive et respectueuse de l’environnement.

L’Inra fait, en 1949, l’acquisition, en Guadeloupe, du domaine Duclos pour l’installation du centre des départements d’outre-mer qui devient, en 1958, centre des Antilles et, en 1969, celui des Antilles et de la Guyane. Dès le XIXème siècle, la commune de Petit-Bourg est une halte d’étape entre Basse-Terre et Pointe à Pitre. C’est le terminus des diligences. Les voyageurs prennent en effet le bateau vers Pointe à Pitre, évitant ainsi les zones de mangrove.

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Aujourd’hui, réputée pour ses plantations d’ignames et d’ananas bouteille, elle accueille sur son territoire l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA).

Ville verte par excellence, la commune jouit également d’une nature généreuse te luxuriante. Elle est traversée par de nombreuses rivières. Au Nord, la rivière du Coin qui sépare Petit-Bourg de Baie-Mahault et au Sud, la rivière de Sarcelles, frontière avec la commune de Goyave.

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Les recherches menées par l’INRA sont guidées par l’évolution des questionnements scientifiques et orientées par les défis planétaires posés par l’alimentation, l’environnement et la valorisation des territoires, que l’agriculture et l’agronomie ont à relever. Changements climatiques, nutrition humaine, compétition entre cultures alimentaires et non alimentaires, épuisement des ressources fossiles, équilibre dans la gestion des territoires sont autant d’enjeux qui positionnent l’agronomie comme fondatrice d’un développement harmonieux sur les plans économique, social et environnemental.

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L’INRA produit des connaissances fondamentales et construit, grâce à elles, des innovations et des savoir-faires pour la société. Il met son expertise au service de la décision publique. Les grandes missions confiées à l’INRA sont les suivantes :Produire et diffuser des connaissances scientifiques ; Concevoir des innovations et des savoir-faire pour la société ; Éclairer, par son expertise, les décisions des acteurs publics et privés ; Développer la culture scientifique et technique et participer au débat science-société ; Former à la recherche et par la recherche.

Le centre inter-régional Antilles-Guyane est le seul centre Inra implanté en milieu tropical. Son siège est en Guadeloupe. Ses activités concernent principalement les 3 régions françaises d’Amérique (Guadeloupe, Guyane et Martinique) et au-delà tout l’outremer français et les pays des régions tropicales humides. Le CIRAD a inauguré le laboratoire de confinement de niveau 3, le 30 Octobre 2015, à sur le Centre INRA, site de Duclos à Prise d’eau, Petit-Bourg. Son nouveau laboratoire de confinement de niveau 3, dispositif de recherche unique en Guadeloupe incluant une animalerie et un insectarium.

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Il développe ses connaissances des milieux tropicaux, en collaboration avec les laboratoires des centres de France métropolitaine et ses partenaires régionaux et internationaux. La diversité des sols, des climats, des paysages, des productions, des contraintes agronomiques et économiques, offre un laboratoire naturel exceptionnel pour les recherches sur l’agriculture, l’environnement et l’alimentation en milieu tropical humide. C’est la raison du développement, depuis plus de 60 ans, d’équipes de recherche ayant une expertise reconnue sur les solutions agronomiques et technico-économiques adaptées au développement des Antilles et de la Guyane Française, et des pays de la zone Caraïbe – Amériques tropicales.

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Les recherches de l’Inra sont conduites au sein de treize départements scientifiques. Chaque département anime un ensemble de champs disciplinaires pour explorer de nouvelles questions de recherche. Un département est défini par le croisement de quelques disciplines scientifiques et thématiques de recherche majeures. Il promeut une animation scientifique ouverte sur la communauté scientifique, et explore de nouveaux fronts de science. Les départements contribuent également aux programmes transversaux liés aux grands défis scientifiques pris en charge par l’Institut. Le centre a pour objectif de constituer un front commun de recherche agronomique en partenariat, pour accroître notre visibilité et reconnaissance régionale, nationale et internationale. Objectif, atteindre l’excellence scientifique dans les agrosystèmes et écosystèmes tropicaux tout en développant les innovations nécessaires aux producteurs.

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Deux études réalisées dans le cadre du Plan d’action chlordécone 2008-2010 ont été rendues publiques sur le site de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ainsi que sur celui de l’Observatoire des résidus de pesticides le 24 août 2010. Le chlordécone est un insecticide interdit depuis 1990 en France métropolitaine et depuis 1993 aux Antilles, où il était jusqu’alors largement utilisé dans les bananeraies.

Source: Google news