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Alors que les habitants et les professionnels de Martinique espéraient un allègement des mesures de confinement, lors de son intervention du vendredi 20 novembre 2020, Stanislas Cazelle les a maintenus. Une douche froide pour les professionnels déjà très éprouvés par ces semaines de fermeture. 

Depuis la nuit du 29 au 30 octobre 2020, date à laquelle la Martinique a basculé dans le reconfinement, les professionnels de l’île n’ont eu de cesse de réclamer une adaptation au niveau local.
À l’issue de ces trois semaines de restriction et de fermeture, ils ne s’attendaient surtout pas à l’annonce de Stanislas Cazelle, préfet de Martinique, qui a maintenu les mesures de confinement sans même préciser de date de fin. 
 

Un nouveau cri de désespoir

Durant près de 4 heures ce samedi 21 novembre 2020, les élus de la collectivité territoriale, les  parlementaires, les représentants des EPCI  et les sociaux professionnels de l’île ont échangé afin de tenter de trouver un consensus face à la crise sanitaire et ses conséquences sur les entreprises locales. Entre menace de fermeture définitive et grosses difficultés de trésorerie, une soixantaine de patrons et de chefs d’entreprise ont exposé leur quotidien.

Ces débats en visioconférence devraient permettre de sortir un document unique qui sera très rapidement présenté au Prefet Stanislas Cazelles. Élus et sociaux professionnels estiment qu’il en va du sauvetage de  l’économie locale, et c’est un puissant cri de désespoir qu’ils ont voulu faire entendre à Claude Lise et Yann Monplaisir. 
 

Yan Monplaisir sur les commerces non essentiels (interrogé par Audrey Govindin)

 

Des réactions unanimes

Invitée du journal de 19h du vendredi 20 novembre 2020, Céline Rose, présidente de la confédération des petites et moyennes entreprises de Martinique (CPME), a réaffirmé l’inadéquation entre les consultations organisées avec les professionnels et les décisions prises par le représentant de l’État.
 

On comprend que les choses ne vont pas bouger jusqu’à peut-être la semaine prochaine. On se demande si au niveau local, on arrive à prendre des décisions, se positionner et à prendre en compte la réalité martiniquaise.

Les sociaux professionnels ont été assez unanime sur la position que nous maintenons à savoir que les entreprises avaient appliqué les protocoles sanitaires, avaient fait les investissements nécessaires pour protéger les collaborateurs, la clientèle pour essayer de filtrer au mieux puisque l’on a certains magasins qui reçoivent notamment du public qui ont des jauges pour qu’il n’y ait pas trop de personnes dans un même espace clos.

On a voulu réaffirmer de manière unanime que les entreprises jouaient le jeu et on ne comprend toujours pas pourquoi on est obligé d’être fermé. 

De son côté, le collectif Les “Noms Essentiels” a réagit par voix de communiqué se disant “indigné par la position tenue ce jour par le Préfet de Martinique au terme de son point presse sur la situation du confinement en Martinique“. 

Communiqué du collectif des professionnels Noms Essentiels 972

Mettant en doute les données chiffrées avancées par le préfet que le collectif juge “incomplètes et obsolètes“, il envisage une nouvelle procédure judiciaire. 
 

Le Collectif envisage d’introduire, en complément de l’instance actuellement engagée par devant le Conseil d’État contre le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, un référé devant le Tribunal administratif de Martinique tendant à enjoindre au Préfet de prendre les mesures adaptées à la réalité sanitaire du territoire en mettant fin au confinement.

Emmanuel Macron devrait à nouveau s’exprimer sur la crise sanitaire mardi 24 novembre 2020 à 15h (heure locale).
Une intervention particulièrement attendue sur les modalités de réouverture des commerces. Il devrait aussi évoquer les fêtes de fin d’année.

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr