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En quelques heures, 850 ans d’histoire partent en fumée. Il se pose des questions légitimes sur l’origine et les causes de ce drame. Il se pose l’hypothèse de réparations d’un coût faramineux. Il y aura pendant longtemps des séquelles dans la mémoire collective.

L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris frappe par sa soudaineté et sa brutalité. Dans ce genre de situation, nous nous sentons d’autant plus humbles que nous sommes impuissants. Imprévisible, accidentel, cet incendie interpelle à plus d’un titre.

L’émotion est grande non seulement à Paris, mais dans toute la France et de nombreux pays du monde. Bâtie il y a plus de huit siècles, Notre-Dame est connue de tous les catholiques du monde, ne serait-ce que de réputation. Elle est le monument historique le plus visité d’Europe.

Le président Emmanuel Macron s’est rendu sur place après avoir reporté son allocution en conclusion du Grand débat national. Le chef de l’Etat ne pouvait décemment pas parler politique au moment de l’effondrement de ce symbole.
 

Édifice religieux et monument historique

Prouesse architecturale, cet édifice n’est pas uniquement un monument religieux. Il témoigne aussi de la force du temps qui passe. Il illustre la prééminence de l’histoire sur nos contingences quotidiennes. Ce qui explique certainement les interprétations diverses et variées amplifiées par les médias sociaux. Pour certains, “le hasard n’existe pas”. D’autres estiment : “c’est un signe, le premier jour de la Semaine sainte”.

Des déclarations surprenantes pour notre époque. Nous sommes assaillis d’innovations technologiques les plus audacieuses. Nous sommes persuadés que le monde est meilleur parce que nous possédons plus que le voisin. Nous sommes sujets au triomphe du matérialisme.

Dans le respect des croyances et des convictions de chacun, ces invocations irrationnelles seront probablement contestées par les résultats prosaïques de l’enquête sur les causes du sinistre. Néanmoins, elles rappellent un principe : l’homme doit savoir parfois se hisser au-dessus de l’humaine condition, en admettant qu’il n’est pas toujours au centre de tout ce qui est.
 

Source: https://la1ere.francetvinfo.fr

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