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Sac de préparation, radio, lampe et eau potable

Risques & sécurité
en Guadeloupe.

Les bons réflexes, au bon moment. Six guides pour préparer son foyer, organiser ses sorties et savoir comment réagir.

Besoin de secours maintenant ?Donnez votre localisation et décrivez la situation.

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LE BON POINT DE DÉPART

Comprendre le risque.
Connaître les gestes.

Cyclones, séismes, mer, rivières et volcan : les bons réflexes dépendent du lieu et du moment. Ce guide aide à préparer ses sorties et son foyer, à réagir et à organiser le retour. Les bulletins et les consignes des autorités locales restent les références pour la situation en cours.

Chaque fiche réunit les réflexes essentiels, puis les explications pour les adapter à votre situation.

POUR LA SITUATION EN COURS

Les bulletins et les consignes du moment.

Vérifiez leur date et le territoire concerné avant de décider.

01Vent, pluie & littoral

Cyclone : préparer le foyer, suivre les consignes

Vent, pluie, houle : un cyclone expose à plusieurs dangers. Les bons choix commencent avant la dégradation du temps.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Repérer l’exposition du logement aux inondations et au littoral ; convenir d’un hébergement de repli et d’un trajet avec les personnes concernées.
  • Préparer eau, aliments, traitements habituels, éclairage, radio, documents et contacts ; fixer ou ranger les objets extérieurs tant que les conditions le permettent.
  • Consulter les bulletins météorologiques et les consignes de la préfecture ; anticiper les besoins des enfants, personnes dépendantes et animaux.

Pendant

Se protéger et agir

  • Appliquer immédiatement les consignes locales d’évacuation ou de mise à l’abri.
  • Se tenir éloigné des fenêtres ; choisir un abri adapté aussi au risque d’inondation et de submersion.
  • Rester à l’abri lors d’une accalmie et ne pas rejoindre le bord de mer pour observer les vagues.

Après

Revenir en sécurité

  • Attendre les consignes autorisant le retour ou les déplacements et rester éloigné des câbles tombés et des bâtiments endommagés.
  • Éviter toute route inondée ; vérifier les informations officielles sur l’eau potable et les accès.
  • Ne jamais utiliser un groupe électrogène à l’intérieur du logement ou du garage ; signaler une urgence au 112 ou au 18.
Visuel générique : vent, pluie & littoral
Le kit se prépare avant la dégradation du temps. Visuel générique.

Comprendre ce qui peut atteindre votre lieu de vie

Un cyclone ne se résume pas à la force du vent au voisinage de son centre. Il peut aussi apporter des pluies importantes, des inondations, une mer dangereuse et une élévation du niveau de l’eau sur le littoral. L’endroit où l’on se trouve change donc les décisions à prendre : une chambre exposée au vent, une maison près d’une rivière et un logement sur une zone côtière basse ne présentent pas les mêmes contraintes. Une trajectoire dessinée sur une carte ne constitue pas une frontière entre danger et sécurité.

Pour suivre un épisode, consultez notre page cyclones, puis les bulletins et les consignes officielles auxquels elle renvoie. La prévision décrit un phénomène et ses incertitudes ; les autorités locales indiquent les mesures à appliquer. Regardez l’heure de publication, le territoire concerné et la durée de validité. Une capture reçue dans une messagerie peut provenir d’un épisode précédent. Avant de la transmettre, retrouvez sa source et sa date.

Préparer avant que les déplacements deviennent difficiles

Commencez par une conversation très concrète avec votre foyer ou votre hébergeur. Où se mettre à l’abri ? Le bâtiment est-il exposé aux eaux ? Quel lieu rejoindre si une évacuation est demandée ? Qui aide la personne qui marche difficilement, qui emporte les traitements, qui s’occupe des animaux ? Notez les coordonnées et le point de rendez-vous sur papier. Les réserves sont utiles seulement si chacun sait où les trouver et peut les transporter lorsqu’un départ devient nécessaire.

Rassemblez eau, nourriture simple, lampe, piles, radio, chargeurs, documents essentiels et médicaments habituels. Vérifiez les besoins particuliers : alimentation du nourrisson, lunettes, matériel indispensable à une personne dépendante. Rangez ou fixez les objets susceptibles d’être emportés et préparez les protections des ouvertures tant que les conditions restent sûres. La préparation d’une toiture ou d’un équipement extérieur ne doit pas devenir une intervention improvisée au moment où le vent forcit.

Se mettre à l’abri selon l’exposition réelle

Si une évacuation est ordonnée, partez selon l’itinéraire et les modalités annoncés. Ne retardez pas ce départ pour préserver des biens. Si vous devez rester dans un bâtiment, éloignez-vous des fenêtres et utilisez l’espace protégé prévu. Une pièce basse peut être inadaptée lorsque l’eau menace : il faut tenir compte ensemble du vent et de l’inondation, sans appliquer mécaniquement une consigne trouvée pour un autre lieu.

Restez à l’écoute des messages officiels et limitez les déplacements à ce qui est demandé ou indispensable à la sécurité. Un temps calme ne prouve pas que l’épisode est terminé : le passage de l’œil peut être suivi d’un retour brutal du vent. Le bord de mer, les pontons et les routes submergées ne deviennent pas des lieux d’observation. Si une personne est en danger immédiat, transmettez aux secours l’adresse précise, le nombre de personnes et la nature de la menace.

Après le passage, regarder aussi les dangers invisibles

Le retour du soleil ne rétablit pas les routes, l’électricité ou l’eau potable. Attendez l’autorisation de regagner une zone évacuée. Évitez les fils électriques tombés, les arbres fragilisés, les murs endommagés et les eaux de crue. N’entrez pas dans un bâtiment présentant des dégâts inquiétants ou une odeur de gaz. Prévenez les services compétents ; ne tentez pas de remettre vous-même une installation dangereuse en service.

Utilisez un éclairage à piles. Un groupe électrogène ne fonctionne jamais à l’intérieur d’une maison ou d’un garage : ses émissions peuvent provoquer une intoxication mortelle. Suivez les recommandations diffusées sur la qualité de l’eau et les déplacements. Donnez de vos nouvelles, aidez votre entourage sans vous exposer, puis documentez les dommages lorsque les lieux sont sûrs. La reprise du quotidien se fait selon l’état réel des accès et des réseaux, pas selon l’apparence rassurante du ciel.

02Protection & répliques

Séisme : se protéger pendant les secousses

Préparer les lieux et mémoriser quelques gestes permet de réagir sans attendre une alerte.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Fixer les meubles et objets lourds, dégager les passages et repérer une protection solide dans les pièces utilisées.
  • Convenir d’un contact et d’un point de regroupement ; rendre le kit accessible et connaître les consignes du logement, de l’école ou du travail.
  • Près du littoral, repérer aussi le chemin vers les hauteurs ou l’intérieur des terres en cas de tsunami.

Pendant

Se protéger et agir

  • À l’intérieur, s’abaisser, s’abriter sous une table solide et s’y tenir ; protéger la tête et s’éloigner des vitres.
  • Ne pas courir vers la sortie ou les escaliers pendant les secousses. À l’extérieur, gagner un espace dégagé des bâtiments et des lignes électriques.
  • Au volant, s’arrêter prudemment loin des ponts, arbres et câbles puis rester dans le véhicule pendant les secousses.

Après

Revenir en sécurité

  • S’attendre à des répliques ; remettre en pratique les gestes de protection si la terre tremble à nouveau.
  • Au bord de la mer, quitter rapidement la plage vers les hauteurs ou l’intérieur dès qu’il est possible de se déplacer en sécurité ; après une secousse forte ou prolongée, ne pas attendre une alerte tsunami.
  • Éviter les bâtiments fragilisés, les câbles et les fuites ; appeler les secours en cas de blessure grave ou de danger immédiat.
Visuel générique : protection & répliques
Une protection solide et un espace dégagé : des repères à identifier chez soi. Visuel générique.

Une préparation qui commence dans chaque pièce

Pour un séisme, le premier exercice consiste à regarder autour de soi. Un meuble haut peut basculer, des objets lourds peuvent tomber et des vitres peuvent se briser. Fixer les éléments instables, ranger les charges importantes à une place adaptée et laisser les passages libres réduit des dangers très proches. Dans un logement de vacances, repérez dès l’arrivée une table solide, les sorties et les zones vitrées, puis demandez les consignes disponibles à votre hébergeur.

La préparation comprend aussi les personnes. Convenez d’un contact à prévenir et d’un lieu de regroupement qui ne nécessite pas de retourner dans un bâtiment endommagé. Gardez les chaussures, l’éclairage et les fournitures essentielles accessibles. Renseignez-vous sur le dispositif de l’école ou de l’établissement fréquenté par un proche : improviser un trajet pendant l’événement peut exposer davantage et compliquer les secours. Ces quelques repères se mémorisent mieux lorsqu’on les parcourt ensemble.

Pendant : protéger la tête et éviter la précipitation

À l’intérieur, abaissez-vous, placez-vous sous une table ou un bureau solide et tenez cette protection. Éloignez-vous des fenêtres et des objets susceptibles de tomber. Ne vous précipitez pas vers les escaliers ou à l’extérieur pendant les secousses : le déplacement expose aux chutes, au verre et aux débris. La protection se choisit à proximité ; l’objectif n’est pas de traverser tout le bâtiment pour rejoindre un emplacement théorique.

À l’extérieur, éloignez-vous des façades, arbres et lignes électriques, vers un espace ouvert. Au volant, arrêtez-vous progressivement dans un endroit qui ne gêne pas davantage la circulation, à distance d’un pont, d’un surplomb ou de câbles. Restez dans le véhicule jusqu’à la fin des secousses. En montagne, tenez compte des chutes de pierres et des éléments déstabilisés. Une fois le mouvement arrêté, vérifiez les conditions autour de vous avant de reprendre un déplacement.

Après : répliques, blessures et installations endommagées

Des répliques peuvent survenir : soyez prêt à vous protéger de nouveau. Enfilez des chaussures solides avant de marcher parmi les débris. Vérifiez si une personne est blessée, appelez le 112 ou le 15 pour une urgence médicale et suivez les instructions de l’interlocuteur. Ne déplacez pas une personne grièvement blessée sauf si elle reste exposée à un danger immédiat. Donner une adresse, un accès et un nombre de victimes aide les secours à comprendre la situation.

Évitez les bâtiments fragilisés et les lignes électriques tombées, même si elles semblent inactives. Une odeur de gaz ou une installation endommagée impose de s’éloigner et de prévenir les services compétents. N’allumez pas de flamme et ne manipulez pas d’appareil susceptible de produire une étincelle en présence d’une fuite suspectée. Une alimentation en gaz coupée ne se remet pas en service sans intervention adaptée. Les vérifications techniques viennent après la mise en sécurité des personnes.

Sur le littoral, penser immédiatement au tsunami

Une secousse ressentie sur une plage ou tout près de l’eau doit conduire à quitter ce bord de mer dès que vous pouvez vous déplacer sans danger. Une secousse forte ou prolongée dans une zone côtière basse est un signal naturel possible de tsunami : protégez-vous pendant les secousses, puis rejoignez les hauteurs ou l’intérieur des terres par les itinéraires prévus. N’attendez pas une notification pour commencer à vous éloigner.

Consultez le chapitre tsunami pour préparer ce trajet avant une sortie. Ne retournez pas sur le rivage après une première vague ni parce que la mer semble redevenue calme. Une fois en sécurité, cherchez les informations officielles et respectez les instructions locales. Donnez des nouvelles brèves à vos proches ; les lignes d’urgence servent aux situations qui nécessitent une intervention. Une observation personnelle reste utile aux secours, mais elle ne permet pas de déclarer un quartier ou un bâtiment sûr.

Les sources de cette fiche

03Littoral & évacuation

Tsunami : connaître le chemin pour quitter le littoral

Un signe naturel peut arriver avant un message officiel. Préparer son itinéraire permet de partir immédiatement.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Repérer les itinéraires d’évacuation, les zones de regroupement et les possibilités de gagner les hauteurs ou l’intérieur des terres.
  • Parcourir le trajet à pied et anticiper l’aide aux enfants et aux personnes qui se déplacent difficilement.
  • Demander à l’hébergeur, à la commune ou à l’établissement scolaire les dispositions prévues localement.

Pendant

Se protéger et agir

  • Après une secousse forte ou prolongée, un retrait ou une montée inhabituels de la mer, ou un grondement venant de l’océan, quitter la zone côtière basse sans attendre une alerte.
  • Se protéger d’abord si le sol tremble, puis suivre les itinéraires d’évacuation vers les hauteurs ou l’intérieur dès que le déplacement est possible.
  • S’éloigner des plages, ports et voies d’eau ; ne pas aller filmer ni récupérer un bateau.

Après

Revenir en sécurité

  • Rester hors de la zone menacée jusqu’à la consigne officielle de retour : la première vague peut être suivie de vagues plus fortes.
  • Éviter les ponts, bâtiments et câbles endommagés, et appliquer les gestes de protection lors des répliques.
  • Prévenir ses proches une fois en sécurité et suivre les informations officielles sur les accès.
Visuel générique : littoral & évacuation
Repérer les hauteurs avant une sortie sur le littoral. Ce paysage générique ne décrit pas un itinéraire officiel.

Repérer son itinéraire avant de profiter du rivage

Le bon moment pour chercher une sortie de plage est avant l’urgence. Lors d’une arrivée dans un hébergement côtier, d’une promenade au port ou d’une journée près de l’eau, identifiez comment rejoindre les hauteurs ou l’intérieur des terres. Cherchez les panneaux d’évacuation et demandez où se trouvent les zones de regroupement reconnues localement. Un chemin connu permet de partir plus vite qu’un trajet improvisé sur un téléphone au milieu d’une foule.

Parcourez si possible cet itinéraire à pied. Anticipez les déplacements d’une personne âgée, d’un enfant ou d’un proche ayant besoin d’assistance. Les routes peuvent être encombrées ou endommagées : la voiture ne doit pas être le seul scénario envisagé. Pour les enfants scolarisés, renseignez-vous sur le plan de l’établissement et sur le lieu où les retrouver après la mise en sécurité. Se précipiter vers l’école à travers une zone exposée peut compromettre l’évacuation préparée par les équipes.

Reconnaître un signal naturel sans attendre de confirmation

Une secousse forte ou prolongée près de la côte, un mouvement inhabituel de la mer ou un grondement puissant venant de l’océan sont des signes naturels possibles de tsunami. L’eau peut se retirer de façon étonnante ou monter rapidement ; il n’est pas nécessaire d’observer tous ces phénomènes. Un seul signal justifie de quitter une zone côtière basse. Le retrait de la mer n’est pas une invitation à marcher sur les fonds découverts.

Si la terre tremble, protégez-vous pendant les secousses, puis éloignez-vous dès que vous pouvez marcher en sécurité. N’attendez ni un message, ni une sirène, ni la confirmation d’un témoin. Sur la plage ou tout près de l’eau, une secousse ressentie est déjà une raison de rejoindre un endroit plus haut ou plus intérieur. Vous chercherez des informations une fois à l’abri. L’absence de notification ne permet pas de conclure à l’absence de danger.

Se déplacer vers la sécurité, sans retourner chercher ses affaires

Suivez les itinéraires balisés ou les instructions des autorités. Si aucun trajet n’a été repéré, éloignez-vous du bord de mer vers les hauteurs ou l’intérieur des terres. Nous ne donnons pas de distance ou d’altitude universelle : la configuration du terrain et les plans locaux déterminent les zones à rejoindre. Un immeuble ne devient pas automatiquement un refuge parce qu’il paraît haut ou solide ; les possibilités de refuge doivent être identifiées en amont avec les autorités compétentes.

Laissez la baignade, la photographie et la récupération des affaires pour une autre fois. Ne rejoignez pas le port pour sauver un bateau. Si vous êtes déjà embarqué, appliquez les consignes maritimes transmises par les autorités et l’équipage : une recommandation destinée aux piétons sur une plage ne remplace pas une instruction de navigation. À terre, gardez le groupe ensemble sans retarder l’éloignement, et aidez une personne en difficulté dans la limite de votre propre sécurité.

La fin d’une vague n’est pas la fin de l’événement

Un tsunami peut comporter plusieurs vagues et de forts courants ; la première arrivée n’est pas nécessairement la plus importante. Restez hors des secteurs évacués jusqu’à ce que les autorités annoncent que le retour est possible. Ne déduisez pas cette autorisation du calme apparent de l’eau, d’un direct sur les réseaux sociaux ou du retour d’autres promeneurs. Si vous êtes déjà hors de la zone concernée, restez en sécurité et appliquez les nouvelles instructions reçues.

Après un séisme, éloignez-vous également des lignes tombées, des bâtiments fragilisés, des ponts et des pontons endommagés. Protégez-vous si une réplique survient. Une fois le groupe à l’abri, transmettez brièvement votre situation à un proche et gardez les numéros d’urgence disponibles pour une véritable demande de secours. Le retour à l’hébergement ou la reprise d’une activité nautique se décident selon les consignes officielles sur place.

Les sources de cette fiche

04Rivières & déplacements

Pluies et inondations : ne jamais forcer le passage

Une route familière ou une rivière paisible peut devenir dangereuse rapidement. Renoncer à traverser est une décision de sécurité.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Consulter la météo et les conditions d’accès avant une randonnée, une baignade en rivière ou un déplacement exposé.
  • Identifier un lieu sûr en hauteur et un trajet qui évite les passages bas ; préparer les effets indispensables au départ.
  • Convenir d’une solution de repli avec le groupe et respecter les fermetures de routes et de sentiers.

Pendant

Se protéger et agir

  • Ne traverser aucune route ou rivière en crue, à pied ou en véhicule ; ne pas contourner une barrière.
  • Quitter un secteur bas lorsque l’eau monte et gagner un endroit sûr en hauteur sans entrer dans le courant.
  • Ne pas pénétrer dans une pièce dont les installations électriques sont submergées. Si vous êtes bloqué, appeler le 112 en donnant votre localisation.

Après

Revenir en sécurité

  • Attendre les consignes de retour et de réouverture ; la baisse du niveau de l’eau ne prouve pas la solidité d’une route ou d’un bâtiment.
  • Faire contrôler les installations endommagées et suivre les informations officielles sur la qualité de l’eau.
  • Éviter les eaux stagnantes et les zones sinistrées ; donner des nouvelles et documenter les dégâts une fois les lieux sûrs.
Visuel générique : rivières & déplacements
La pluie peut transformer rapidement les conditions d’un parcours. Visuel générique.

La pluie se comprend à l’échelle du terrain

En Guadeloupe, le Parc national rappelle que les changements de temps peuvent être rapides et que de nombreux sentiers traversent des rivières susceptibles de monter brutalement. Une sortie se prépare donc avec la météo, l’itinéraire et les points de franchissement. L’aspect accueillant d’un bassin à l’arrivée ne garantit pas les conditions du retour. Prévoir une autre activité lorsque le temps se dégrade évite de se retrouver devant un passage devenu dangereux.

Sur la route, identifiez aussi les secteurs bas et les possibilités de renoncer au trajet. La connaissance d’un gué ou d’un pont ne permet pas de savoir dans quel état il se trouve sous l’eau. Dans un hébergement exposé, demandez quel lieu rejoindre et comment y accéder. Mettez les affaires indispensables dans un endroit facilement accessible, puis convenez de l’aide à apporter aux enfants et aux personnes qui ont besoin d’assistance.

Lorsque l’eau monte, choisir le retrait

Ne traversez pas une route inondée, même si un véhicule vient de passer. L’eau peut masquer un trou, une chaussée emportée, un câble ou des objets dangereux. Son courant peut déstabiliser une personne et emporter un véhicule. Il n’existe pas de profondeur rassurante que l’on pourrait estimer depuis le siège du conducteur. Respectez les barrières, faites demi-tour avant d’entrer dans l’eau et choisissez un lieu d’attente hors de la zone menacée.

À pied, ne testez pas une rivière en crue et ne vous engagez pas en vous tenant les uns aux autres. Si vous êtes dans un secteur bas et que l’eau monte, gagnez un endroit sûr en hauteur sans traverser le courant. Appliquez les ordres d’évacuation dès qu’ils sont donnés. Si les voies de sortie sont coupées, ne tentez pas un passage improvisé : mettez-vous à l’abri du courant et appelez le 112 avec une localisation aussi précise que possible.

Le bâtiment peut présenter un danger électrique

Une inondation ne menace pas seulement les déplacements. N’entrez pas dans une pièce dont les prises, fils ou appareils sont sous l’eau. Ne touchez pas une installation électrique depuis une zone mouillée et ne cherchez pas à atteindre un tableau en traversant l’eau. Si une mise hors tension est prévue et réalisable depuis un endroit sec, sans exposition, appliquez les consignes adaptées ; sinon, éloignez-vous et faites intervenir les professionnels.

Dans l’urgence, les personnes passent avant les meubles et la voiture. Récupérer un objet au dernier moment peut transformer une évacuation encore possible en situation de secours. Prévenez les personnes présentes et emmenez les éléments déjà prêts si cela ne retarde pas la sortie. En randonnée, la décision d’arrêter ou de changer le programme se prend pour tout le groupe : le plus à l’aise ne doit pas imposer un franchissement aux autres.

Après la décrue, attendre les vérifications

Une chaussée dégagée peut rester fragilisée, tout comme un pont, un plancher ou un mur. Respectez les fermetures et n’entrez pas dans un bâtiment sinistré avant les consignes de retour. Les eaux résiduelles peuvent contenir des produits chimiques, des eaux usées et des débris coupants. Évitez les zones inondées pour regarder les dégâts : la présence de curieux peut gêner les interventions et ajouter des personnes exposées.

Suivez les annonces sur l’eau potable et faites vérifier les installations électriques endommagées avant leur remise en service. N’utilisez jamais un groupe électrogène à l’intérieur d’une maison ou d’un garage. Informez vos proches, conservez les éléments utiles à l’assurance lorsque vous pouvez les relever sans danger, puis adaptez les déplacements aux accès réellement ouverts. Pour une prochaine sortie en rivière, une amélioration du ciel ne suffit pas : consultez aussi les informations locales et l’état du parcours.

05Volcan & randonnée

La Soufrière : un volcan actif à aborder avec méthode

Gaz, fumerolles, terrain et météo demandent une préparation spécifique. L’état d’un sentier et l’activité du volcan se vérifient avant chaque sortie.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Consulter les informations officielles sur l’activité du volcan et les restrictions d’accès ; vérifier aussi météo et état des sentiers.
  • Choisir un parcours autorisé adapté au groupe, prévenir un proche et emporter chaussures adaptées, protection contre la pluie, eau et moyens de repérage.
  • Repérer les consignes sur place et renoncer si le parcours, les conditions ou la santé d’un participant rendent la sortie inadaptée.

Pendant

Se protéger et agir

  • Rester sur les itinéraires autorisés ; ne franchir aucune barrière et ne s’approcher ni des fumerolles, ni des fissures, ni des gouffres.
  • Ne pas entrer dans un panache pour une photo et ne pas se fier à l’odeur pour évaluer les gaz ; s’éloigner si l’on ressent une irritation ou un malaise.
  • En cas de difficulté respiratoire ou de détresse, appeler le 112 depuis un endroit sûr ; ne pas pénétrer dans une zone gazeuse pour une tentative de secours improvisée.

Après

Revenir en sécurité

  • Suivre les nouvelles restrictions et les consignes des autorités ; ne pas retourner vérifier soi-même une zone fermée.
  • En cas de symptômes persistants après exposition, demander rapidement une aide médicale et expliquer les circonstances.
  • Informer les secours ou les gestionnaires d’un incident avec son emplacement précis, sans interpréter soi-même l’activité du volcan.
Visuel générique : volcan & randonnée
Paysage volcanique générique. Pour la Soufrière, vérifier l’activité et les restrictions avant de partir.

Un paysage vivant, avec plusieurs types de dangers

La Soufrière est un volcan actif. Le Parc national décrit un dôme marqué par des bouches, des gouffres et des entailles, avec des fumerolles et des sources chaudes. Cette activité fait partie de son intérêt scientifique, mais elle impose de respecter le terrain et les restrictions. Une randonnée ne se prépare donc pas uniquement avec une durée de marche et une photographie du sommet. Il faut considérer ensemble l’activité volcanique, les accès autorisés et les conditions du jour.

Ce guide ne donne pas le niveau d’alerte actuel, les concentrations de gaz ou un état d’ouverture du sommet. Pour ces informations, consultez l’Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe et les consignes en vigueur de la préfecture et des gestionnaires du site. Un ancien compte rendu de randonnée, même très précis, ne prouve pas qu’un passage est accessible aujourd’hui. Vérifiez la date des documents et la zone à laquelle ils s’appliquent.

Les gaz ne se jugent ni à la couleur ni à l’odeur

Les explications générales de l’USGS montrent que des gaz peuvent sortir d’un système volcanique sans arrivée de magma à la surface. Certains irritent les yeux et les voies respiratoires ; d’autres peuvent se concentrer dans des creux. La vapeur visible ne permet pas, à elle seule, de connaître la composition d’un dégagement. Ces éléments expliquent un danger général ; ils ne constituent pas une mesure de ce qui est émis à la Soufrière au moment de votre visite.

L’odorat n’est pas un détecteur de sécurité. Certains gaz sont inodores, et l’odeur de l’hydrogène sulfuré peut devenir un avertissement peu fiable à forte concentration. Ne vous approchez pas d’une bouche pour « sentir », ne descendez pas dans une fissure et ne traversez pas un panache pour photographier un détail. Respectez les distances matérialisées et les zones interdites. Aucun équipement improvisé ne donne l’autorisation de franchir une restriction.

Préparer une randonnée que le groupe peut réellement effectuer

Consultez la météo, les informations du Parc et les conditions d’accès avant de partir. Le massif peut être frais, humide et brumeux ; le terrain rocheux demande des chaussures adaptées et une protection contre la pluie. Prenez de l’eau et de quoi vous repérer, prévenez un proche de votre parcours et prévoyez une marge pour revenir. Choisissez l’itinéraire en fonction de la personne la moins à l’aise, pas de la seule envie d’atteindre le sommet.

Sur place, restez sur les passages autorisés et respectez les barrières, panneaux et indications des agents. Si la visibilité se dégrade, si le groupe fatigue ou si une fermeture modifie l’itinéraire, renoncez au passage concerné. N’improvisez pas un détour à proximité d’une fumerolle ou d’un gouffre. La sécurité d’une sortie ne se mesure pas au nombre de personnes qui sont passées avant vous, ni à la popularité d’un tracé partagé en ligne.

Réagir à un malaise et transmettre une information utile

Une irritation ou un malaise à proximité d’un dégagement appelle un éloignement vers une zone sûre, sans s’engager dans un autre secteur exposé. En cas de difficulté respiratoire ou de détresse, appelez le 112. Donnez le nom du sentier, le dernier repère connu, votre position si disponible et le nombre de personnes concernées. Si une balise de secours est présente, transmettez son identifiant : elle peut aider à localiser le groupe.

Ne pénétrez pas dans une zone gazeuse pour tenter un secours improvisé : signalez l’urgence et suivez les instructions reçues. Si des symptômes persistent après l’éloignement, demandez une aide médicale en précisant les circonstances. Après un incident ou une nouvelle restriction, ne revenez pas constater vous-même ce qui se passe. Les observations des scientifiques et les décisions des autorités constituent les repères pour comprendre l’évolution du site ; l’impression d’un promeneur ne les remplace pas.

Les sources de cette fiche

06Sorties & contacts utiles

Sécurité au quotidien : préparer les petits détails utiles

Hébergement, sorties, trajets et appels d’urgence : une organisation simple aide à réagir sans transformer le séjour en liste d’inquiétudes.

Lire les explications

Avant

Préparer et anticiper

  • Enregistrer l’adresse du logement, les contacts utiles et les numéros d’urgence ; conserver une copie accessible des documents essentiels.
  • Adapter sorties et trajets à la météo, aux capacités du groupe et aux consignes affichées.
  • Prévoir eau, équipement, téléphone chargé et solution de repli ; convenir d’un contact et d’un point de rendez-vous.

Pendant

Se protéger et agir

  • Respecter les fermetures et renoncer à une baignade, une traversée ou une sortie lorsque les conditions deviennent défavorables.
  • En cas d’incident, se mettre en sécurité avant d’intervenir et appeler le service adapté avec une localisation précise.
  • Pour une urgence en mer signalée depuis la côte, appeler le 196 ou le 112 ; en mer, privilégier la VHF sur le canal 16 lorsqu’elle est disponible.

Après

Revenir en sécurité

  • Suivre les instructions des secours et rester joignable ; informer un proche lorsque cela est possible.
  • Ne pas reprendre une activité ou un trajet interrompu sans vérifier les conditions de sécurité et les éventuelles restrictions.
  • Après l’incident, réorganiser le programme selon les besoins du groupe et les recommandations reçues.
Visuel générique : sorties & contacts utiles
L’essentiel d’une sortie se prépare ensemble, selon les besoins de chacun. Visuel générique.

À l’arrivée, rendre les informations faciles à retrouver

Quelques minutes d’organisation facilitent un séjour. Notez l’adresse complète du logement, son accès et le téléphone de l’hébergeur. Enregistrez les contacts utiles et gardez une version papier des informations essentielles : un téléphone déchargé ou perdu ne doit pas vous priver de tous vos repères. Repérez les sorties et les consignes disponibles sur place, puis assurez-vous que les autres personnes du groupe savent où les trouver.

Convenez d’un point de rendez-vous si vous vous séparez et d’un contact à prévenir en cas de retard. Gardez les documents importants dans un endroit adapté et évitez de laisser des objets de valeur visibles dans un véhicule. Ces habitudes pratiques ne reposent pas sur un classement local de la délinquance ; elles aident simplement à limiter les conséquences d’un oubli ou d’un incident. Pour une urgence impliquant police ou gendarmerie, le numéro à retenir est le 17.

Choisir une sortie selon les conditions, pas seulement les envies

Le Parc national rappelle que la pluie peut changer rapidement et que les rivières peuvent connaître des crues soudaines. Avant une marche ou une baignade en eau douce, regardez la météo et l’état du parcours. Prévenez un proche, emportez l’équipement nécessaire et gardez une marge pour rentrer avant la nuit. Si une traversée devient douteuse, faites demi-tour ; l’objectif de la journée ne justifie pas d’entrer dans le courant.

Sur la côte, respectez la signalisation et les consignes données sur place. Une mer agitée ou une restriction demande de modifier le programme, même si la plage était calme la veille. Avec des enfants, organisez une surveillance effective et continue à proximité de l’eau. Pour une activité encadrée, expliquez au professionnel les difficultés ou besoins particuliers du groupe avant le départ. L’encadrement aide à préparer la sortie ; il ne permet pas d’ignorer une fermeture ou une consigne de sécurité.

Emporter ce qui répond aux besoins des personnes

Le contenu d’un sac dépend de la sortie et de ceux qui y participent. Eau, protections adaptées aux conditions, chaussures appropriées, traitement habituel et moyen de communication sont des points de départ. Un enfant, une personne ayant une mobilité réduite ou un proche dépendant d’un équipement demande une préparation spécifique. Vérifiez que l’activité choisie permet réellement de faire demi-tour ou d’obtenir de l’aide si nécessaire.

Pour les médicaments et le matériel médical, anticipez avec les professionnels qui suivent la personne ; ne modifiez pas un traitement sur la base d’un guide de voyage. Gardez les informations nécessaires à une prise en charge accessibles sans exposer inutilement les données personnelles. Le 15 est destiné aux urgences médicales et à l’accès aux soins selon la situation. Une difficulté respiratoire importante, un malaise grave ou une blessure sévère appelle une évaluation par les secours, pas une attente fondée sur un avis en ligne.

Appeler les secours avec les éléments qui leur servent

Mettez-vous d’abord à l’abri du danger immédiat, puis donnez votre localisation précise : commune, adresse, nom du sentier ou de la plage, repère visible et accès possible. Décrivez ce qui s’est passé, le nombre de personnes concernées et leur état. Répondez aux questions et suivez les instructions. Si vous ne connaissez pas le service à joindre face à une urgence, appelez le 112. Pour un incendie ou un secours relevant des pompiers, le 18 est également disponible.

Depuis le littoral, une urgence en mer peut être signalée au 196 ou au 112. À bord, la VHF sur le canal 16 est à privilégier lorsqu’elle est disponible. Le 114 permet aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes ou aphasiques de contacter les urgences par les moyens accessibles prévus, dont l’application, Internet et le SMS. Après l’appel, restez disponible, informez un proche quand la situation le permet et ne vous remettez pas en danger pour récupérer du matériel ou filmer l’intervention.

À PRÉPARER ENSEMBLE

Un kit d’urgence adapté à votre foyer

Rassemblez ces éléments dans un endroit accessible et connu de tous. Adaptez les quantités à la composition du foyer, aux besoins médicaux, à une éventuelle évacuation et aux recommandations locales. Vérifiez régulièrement les réserves, les dates et le fonctionnement du matériel.

Cochez les éléments préparés. L’impression de cette page conserve le kit et les numéros utiles.

Cyclones : compléter la préparation du foyer

Pour préparer ce kit

Mon contact : ____________________________________
Notre lieu de regroupement : ________________________________

À GARDER À PORTÉE DE MAIN

Les numéros qui comptent.

Localisation, accès, nombre de personnes, nature du problème : préparez ces informations et suivez les instructions de votre interlocuteur.

Urgence

112Appeler

Numéro d’urgence européen pour demander une intervention et être orienté vers le service adapté.

Samu

15Appeler

Urgence médicale ; service d’accès aux soins selon la situation.

Sapeurs-pompiers

18Appeler

Incendie, accident et situation de péril nécessitant les secours.

Police et gendarmerie

17Appeler

Urgence nécessitant une intervention de police ou de gendarmerie.

Urgence accessible

114Écrire par SMS

Pour les personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes ou aphasiques : application Urgence 114, Internet ou SMS selon les modalités du service.

Les autres moyens d’accès au 114

Urgence en mer

196Appeler

Depuis la côte, secours en mer par le CROSS, également joignable via le 112. En mer, privilégier la VHF sur le canal 16 lorsqu’elle est disponible.

Référence pour ces numéros