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Depuis plusieurs décennies, cette étoffe aux couleurs ensoleillées est rattaché indéfectiblement à l’identité culturelle de la Guadeloupe. Il est souvent associé aux tenues traditionnelles que portaient les femmes d’antan. Aujourd’hui la tradition perdure.

Vers 1848, de nombreux esclaves ont été libérés de leurs asservissements. Face un sérieux manque de main d’œuvre les maitres ont emmené des esclaves d’Inde et quelques fournitures dont le madras. A l’origine, ce tissu était crée à partir d’une méthode de tissage artisanal de coton et de fibres de bananier. L’odeur dégagée par ce tissu étant fort désagréable, d’autres types de tissu ont été conçus. L’un était composé de fils retors anglais de couleurs vives, rouge, jaune, orangée. L’autre composé de fils plats rose, bleu et rouge. Le madras qui servait de base à la confection de la tenue traditionnelle antillaise a failli s’éteindre. Dans le temps les femmes aimaient s’apprêter de leur robe en madras ornée de dentelles blanches.

Des créations en madras gorgées de fraicheur

La peur de perdre cette identité culturelle a fait réagir certains. N’Djamena, Clarisse Hieraix pour ne citer qu’elles et d’autres stylistes de renom passionnés par la création et l’art de la couture ont su apporter une seconde vie à ce tissu tout en apportant une touche contemporaine à leur création. Robes smockées au buste, vêtements pour enfants, chemises, short pour homme, chapeau et autres accessoires entièrement réalisés en madras…

Un nombre croissant de consommateurs s’intéresse d’avantage au madras en raison de sa qualité 100 % coton. En plus des confections d’habits, l’utilisation du tissu s’est diversifiée dans la literie et la décoration d’intérieur. Ainsi, les nappes de table, les rideaux et les dessus de lits en madras deviennent de plus en plus fashion.

En Guadeloupe, des prestataires comme Dody proposent une large gamme d’articles en madras pour toutes occasions et pour toutes la famille. Vous y trouverez de bonne idée cadeau.