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La production de Banane et la Canne à sucre sont des piliers de l’industrie agro-alimentaire aux Antilles.

La Banane 1ère production locale

La filière banane est un secteur dite “identitaire”, elle représente un levier pour l’industrie agro-alimentaire du pays. Elle demeure le premier produit exporté (soit 75% des échanges Antilles métropole) et écoulé sur les marchés extérieurs. Sa principale concurrente est la banane “dollard” en provenance de l’Equateur.

En quelques chiffres

Production: En 2010 environ 54.000 tonnes de bananes sont produites, soit un rendement de 18.000kg/ha. Les surfaces cultivées s’étendent sur 500ha en 2010.

Commerce: Le volume de Bananes exportées s’élève à 55.676 tonnes en 2009. Le prix de vente, en baisse depuis 2008, s’est fixé à 550 euros/T. Le CA est de 29,64M euro en 2009. Chaque semaine 27 millions de bananes sont acheminées vers l’Europe.

En 2010, le prix moyen cumulé “départ quai ou frontière” (métropole) décroit de 0,10 euro/kg pour les exportateurs antillais et africains à 0,63 euro/kg. La banane guadeloupéenne perd 0,14 euros par rapport à 2009.

Emploi: L’Union des Groupements de Producteurs de Bananes (UGPBAN) fédère les 700 unités du secteur banane en Guadeloupe et Martinique. Elle mobilise ainsi 36% actifs agriculteurs du pays. La filière banane est un secteur prometteur tant au niveau économique que social.

Cette branche a finalement définis 30 spécialités professionnelles qui témoignent d’une réelle mutation structurelle. C’est ainsi que même durant la crise 300 embauches ont été observés.

Investissement: 30 millions d’euros de subventions POSEI(1) sont engagés en 2009 pour soutenir les acteurs de la filière. 

La filière est soumise à la régulation du marché par l’Organisation Mondiale du Commerce bananes

Les enjeux de la filière
  • Amélioration de la Résistance 
  • Amélioration de la Qualité
  • Renforcement de la Notoriété
  • Réduction de l’impact environnemental

Des partenaires oeuvrent dans des domaines connexes pour un seul projet appelé “Plan Banane Durable“. Ce projet d’envergure s’est amorcé en 2008 avec la participation de l’ITBAN, la CIRAD, CEMAGREF, Les Producteurs de la Guadeloupe, La SICA et des différentes collectivités… Il répond, en outre, aux questions essentielles de valorisation et apporte des solutions concrètes aux unités de production en terme de viabilité.

La Canne à Sucre 2eme production locale

La filière Canne à sucre, tout comme celle de la banane façonne l’activité socioéconomique agricole Antillaise. Le maillage économique d’autrefois demandait la mise en place d’une restructuration. C’est ainsi qu’un dizaine d’usines ferma leur porte faute de moyens financiers. Trois entreprise dominent le secteur de la canne sur le site Guadeloupe et Marie-Galante. 

En quelques chiffres

Production: En 2010, la production de sucre s’élève à 59.986 tonnes, supérieure de 8% par rapport à 2009, soit un rendement moyen qui s’élève à 52 tonnes. La production de sucre représente 21% du CA total sur l’ensemble secteur. Le broyage des cannes augmente de 8 %, la production de sucre de 10,6 %, la situation est inverse à Marie Galante qui observe une baisse de 10,6 % de cannes broyées et 11,2 % de sucre produit.

Commerce: 41.341 tonnes de sucre ont été exporté en 2010. La richesse saccharine moyenne (édulcorant extrait de la canne) se situe à 8 % soit +2 % par rapport à 2009. Celle du Mélasse (sirop servant de base au “Sirop de Batterie”) s’évalue à 30.393 tonnes.

Emploi: Deux usines sucrières SA Gardel, Rhumerie de Marie Galante, l’Usine Bagasse-Charbon du Moule, les Neufs distilleries locales évoluent conjointement sur le marché de la Canne en Guadeloupe. Gardel reste le leader du marché avec plus de 500.000 tonnes de cannes broyés par année. L’effectif salarial tourne autour de 50 actifs par usine.

Investissement: La filière est soumise à la régularisation du marché négociée par l’Organisation Commune de Marché du sucre. Les soutiens nationaux et communautaires contribuent au maintien de l’activité et à valorisation des produits de la canne : sucres, spiritueux, bagasse; une fibre destinée à l’énergie renouvelable, aliments pour animaux, matières fertilisantes… En 2011 l’usine de Marie Galante s’est vue octroyer 2 millions d’euros de l’Etat pour permettre le bon déroulement de sa campagne de production.

Les enjeux du secteurs
  • Amélioration variétale de la canne
  • Réduction de la dépendance énergétique
  • Régulation de l’usage des produits phytosanitaires dans le cadre du programme Ecophyto 2018

Dans le cadre du programme d’amélioration variétale de la canne le Cirad et l’Inra gèrent une série de canne à sucre qui dénombre plus de 1 000 variétés d’origines géographiques diverses. Ces ressources biologiques accroit la potentialité de croisements possibles qui fournissent de nouveaux hybrides à tester lors des programmes de sélection. C’est un travail de longue haleine capitalisant plus de 30 ans de matériel végétal.

(1)Programme d’Options Spécifiques à l’Éloignement et à l’Insularité