PARTAGER

Encore appelé vache de mer, le Lamantin est un mammifère marin ayant vécu dans les eaux de Guadeloupe jusqu’au début du XXe siècle. Un projet d’envergure ficelé par plusieurs organisations régionales et internationales, pourra permettre la réintroduction de la population dans le Grand Cul Sac Marin.

Taxonomie du Lamantin

Animal marin de l’ordre des Siréniens comprenant les 3 espèces de lamantins et le dugong.

Comment reconnaitre le Lamantin?

Ce mammifère mesure en moyenne 3 mètres de long a? l’âge adulte et pe?se environ 500 kg. Leur corps massif est fusele?, pourvu de membres ante?rieurs assez courts, sa queue est de forme arrondie et plate. Il possède une peau rugueuse, grisâtre a? noirâtre. La le?vre supe?rieure, tre?s saillante lui sert d’organe tactile. Malgre? leur grande taille, les lamantins restent tre?s discrets et peuvent disparai?tre sans faire de bruit.

Son environnement

Cet herbivore vit dans les eaux douces, sauma?tres ou sale?es peu profondes : rivie?res, lagunes, mangroves, herbiers sous marins…aux tempe?ratures variant de 24 a? 28°C. Le lamantin se rencontre ge?ne?ralement a? l’embouchure des rivie?res dont il peut remonter le cours. Il se nourrit essentiellement d’algues et de plantes aquatiques.

Ce mammifère marin a évolué en Mer des Caraïbes, au Golfe du Mexique et côte Orientale de l’Amérique du Sud jusqu’au Brésil et en Guyane. Un trop grand nombre de chasse et la destruction de son environnement constituent les principales causes de l’extinction de la population du Lamantin en Guadeloupe.

Projet de réintroduction du Lamantin en Guadeloupe

Au niveau international, le Lamantin des Antilles est sérieusement menacé, une espèce protégée par des conventions internationales et la loi française. La réintroduction comporte deux phases, la première englobe en amont toutes les études et explorations scientifiques seront menés sur le site d’accueil “Le Grand Cul Sac Marin”. La seconde phase dite phase opératoire destinée aux transferts des espèces sur les nouveaux sites. Durant plusieurs mois des suivis seront effectués pour évaluer leur faculté d’adaptation.

Ce projet apparait comme un véritable challenge pour les partenaires caribéens internationales. La calendrier prévisionnel annonce l’arrivée en Guadeloupe des premiers lamantins en janvier 2014. La réussite du projet s’articule autour d’une large concertation et plan de sensibilisation avec les habitants et l’élaboration d’une charte du Parc national de la Guadeloupe.